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Etablir l’état de droit au Kosovo. Succès et échecs des Nations unies

Lundi, 12. décembre 2011 7:56

Le Centre des études de sécurité de l’Ifri vient de publier le numéro 34 de la série Focus stratégique, intitulé :

Etablir l’état de droit au Kosovo. Succès et échecs des Nations unies

L’auteur, Jean-Christian Cady, est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et ancien élève de l’ENA. Après une carrière dans le corps préfectoral, il a été, de décembre 1999 à juin 2001, représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU au Timor Oriental, chargé de la gouvernance et de l’administration publique, avec le grade de sous-secrétaire général de l’ONU. D’août 2001 à décembre 2004, toujours avec le même grade onusien, il a été  chef du pilier police et justice au sein de la Mission Intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK). Il a terminé sa carrière comme chef du service de coopération internationale de police au ministère de l’intérieur de 2005 à 2008.

L’article est téléchargeable ici.

Voici le résumé de l’article:

Créée le 10 juin 1999 par la Résolution 1244 du Conseil de sécurité, la MINUK avait pour objectif de refonder les institutions d’un pays dévasté par la guerre et d’établir une gouvernance démocratique. Dans le cadre de ce processus de state-building, la sécurité des personnes et des biens et l’existence d’un système judiciaire dans lequel la population a confiance étaient des critères essentiels. La communauté internationale n’est parvenue qu’imparfaitement à réaliser ces objectifs. Des difficultés locales, liés à  la haine interethnique et à l’insécurité qui en découle, mais aussi des faiblesses internes aux institutions internationales, ont représenté des obstacles majeurs à l’implantation d’une police locale et d’un système judiciaire respectueux des normes des Nations unies. Aujourd’hui, le soutien d’acteurs internationaux demeure nécessaire au bon fonctionnement du Kosovo, attestant de la fragilité de l’indépendance. Ce bilan de l’action de la MINUK démontre que les opérations de maintien de la paix peuvent atténuer les conflits sans pour autant en supprimer les causes.

Ainsi que le sommaire:

Introduction

Assurer la sécurité des personnes et des biens

Créer un système judiciaire neutre

Transitions inachevées

Conclusion

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !

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Fin de partie en Afghanistan ?

Jeudi, 9. juin 2011 8:26

Le Centre des études de sécurité organise son prochain séminaire-sandwich autour de Gilles Dorronsoro le jeudi 16 juin à 12h30 dans les locaux de l’Ifri.

La Force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) en Afghanistan peine à affaiblir l’insurrection menée par les Talibans et autres factions. L’insurrection s’intensifie malgré la neutralisation ciblée de nombreux leaders insurgés. Le président Obama a annoncé un retrait d’ici à 2014, mais toute une série de facteurs (corruption, manque de confiance mutuel entre autorités afghanes et forces de la coalition et les nombreux accrochages entre ces dernières et la population civile afghane) contribuent à la remise en question de la présence de l’ISAF. Face à ce constat, on peut s’interroger sur la direction que prendra l’insurrection dans l’immédiat après-ben Laden. Comment faciliter le transfert de responsabilités et de compétences vers les forces de police et de sécurité afghanes ? Quels scénarios peut-on bâtir concernant le retrait à venir ?

Gilles Dorronsoro est chercheur invité au Carnegie Endowment for International Peace dans le cadre du Programme Asie du sud. Il a par le passé enseigné à l’Institut d’études politiques de Rennes et à la Sorbonne. Editeur du European Journal of Turkish Studies et du South Asian Multidisciplinary Academic Journal,  il a publié en 2005 Revolution Unending : Afghanistan, 1979 to the Present (Columbia University Press).

Pour vous inscrire, vous pouvez contacter Romain Bartolo à l’adresse strategie2@ifri.org ou au 01 40 61 60 24.

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Un Focus stratégique qui fait débat…

Lundi, 17. janvier 2011 6:50

Le Centre des études de sécurité de l’Ifri a publié, en novembre 2010, un Focus stratégique intitulé « L’ONU, Pygmalion malhabile : la fragilité du nation building au Timor ».

Ce texte – un brin polémique – n’a pas manqué de susciter des réactions. Jean-Christian Cady, ancien représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU au Timor oriental, nous a notamment fait parvenir un ensemble de remarques très instructives sur l’action de l’UNTAET et, plus largement, sur les pratiques onusiennes en période post-conflit.

Ces remarques nous éclairent sur les difficultés auxquelles la communauté internationale a été confrontée au Timor, mais également sur les défis à relever dans la plupart des missions de nation building. On peut citer par exemple la multiplicité des langues, des cultures et des compétences des personnels de l’ONU, le manque voire l’absence de ressources humaines locales, les conditions de travail et d’hébergement des membres de la mission, ainsi que la difficile coopération avec les institutions de Bretton Woods.

Nous vous recommandons chaudement de lire les commentaires de Jean-Christian Cady. Pour cela, il vous suffit de cliquer ici.
Vos propres remarques sont naturellement les bienvenues !

Catégorie: Analyses | Commentaires (1) | Autor: Ultima Ratio

France et RSS: Savoir dire non pour mieux dire oui

Vendredi, 5. novembre 2010 7:13

Niagalé Bagayoko intervenait il y a peu à l’Ifri sur La réforme des systèmes de sécurité et de justice en Afrique francophone, titre d’un ouvrage publié sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie. En mobilisant mes propres recherches sur la RSS en Sierra Leone (cf. cet article et celui-ci “La réforme britannique du secteur de la sécurité en Sierra Leone. Vers un nouveau paradigme”, Politique Africaine, n° 98, juin 2005, pp. 63-78. Publié également dans Michel Galy (dir.), Guerres nomades et sociétés ouest-africaines, L’Harmattan, Paris, janvier 2008 ), et certaines idées que j’ai retenues de sa présentation, il me semble possible de dégager quelques idées force sur les réformes du secteur de sécurité (que je définis comme réforme des institutions militaires, de police, de justice et de renseignement) et leur utilité: [...]

Catégorie: Analyses, Lu, vu, attendu | Commentaires (1) | Autor: Aline Lebœuf

La réforme des systèmes de sécurité et de justice en Afrique

Vendredi, 15. octobre 2010 17:22

Niagalé Bagayoko, docteur en science politique et chargée du programme « maintien et consolidation de la paix » de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), sera présente à l’Ifri le jeudi 21 octobre de 12h30 à 14h.

Elle viendra nous parler de la réforme des systèmes de sécurité et de justice en Afrique francophone, thème sur lequel elle vient de co-écrire un livre.

Nous espérons que vous viendrez nombreux à ce séminaire auquel vous pouvez vous inscrire sur le site de l’Ifri.

Catégorie: Divers | Commentaires (1) | Autor: Ultima Ratio

Réforme du secteur de sécurité: une alchimie fragile?

Mercredi, 2. juin 2010 7:07

La COIN exige de pouvoir s’appuyer sur des forces de sécurité locales. Des forces fiables, efficaces, qui ne forment pas elles même le nœud du problème. Cependant, de telles forces n’existent jamais. Il faut soit les former, soit les réformer, et encore cela ne suffit-il pas. Comment réussir la juste alchimie de la réforme du secteur de sécurité?

Un article déjà ancien du Guardian (fin avril) prouvait l’absurdité de certaines réformes des forces armées. Selon l’article, des troupes somaliennes formées par les Américains désertent, y compris pour rejoindre Al-Qaeda. De façon moins caricaturale, tous les processus de réforme des appareils de sécurité, que ce soit en République Démocratique du Congo, en Afghanistan, au Libéria, etc. témoignent des difficultés rencontrées par de telles tentatives. Même en Sierra Leone, où ce processus peut être considéré comme une réussite, dans les détails, la situation manque de panache (corruption persistante, échecs de certains objectifs – comme le relogement des soldats, etc.).

Depuis plus de dix ans, pourtant, toute une réflexion a été conduite pour renouveler la façon dont on tente de réformer les appareils militaires et de police, autour du DFID et de l’OCDE, avec une insistance nouvelle sur une vision globale du secteur de sécurité, et sur sa gouvernance. Si ces approches pèchent par leur dimension très normative, leur absence de vision stratégique (en voyant parfois une armée comme une institution uniquement, et non comme un instrument de guerre façonné par son environnement stratégique) et leur difficulté à prendre en charge les questions d’efficacité opérationnelle (usage de la force), elles ont le grand atout d’inciter à une vision politique et globale qui fait parfois défaut aux visions traditionnelles de la coopération militaire. Ces dernières peinent par exemple à appréhender les questions de corruption, l’importance d’une garantie des salaires (et donc que ces derniers sont réellement distribués aux soldats, et pas juste financés), comme le montre l’exemple somalien (et contrairement au travail intéressant de l’EUFOR en RDC à ce titre). Elles oublient que former des policiers sans juges ni prisons risque de poser quelques problèmes à terme, ou que modifier le statut des militaires sans faire de même pour celui des policiers peut conduire à des tensions (voire des affrontements) inter-forces, etc.

Les réformes du secteur de sécurité sont le produit d’une alchimie complexe. Leurs résultats sont forcément partiels, « gris ». Cependant une forte volonté politique et d’importantes ressources, une bonne connaissance du pays, une vision claire des objectifs poursuivis par les réformes (et de leurs limites), un certain pragmatisme et un effort réel pour anticiper les conséquences des décisions prises, peuvent permettre d’en faire des outils utiles, non seulement pour le succès des campagnes de COIN mais surtout pour la stabilité du pays « réformé ».

Catégorie: Analyses | Commentaires (1) | Autor: Aline Lebœuf