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Digital hoplites. Infantry Combat in the Information Age

Mercredi, 4. janvier 2012 16:24

Le Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) de l’Ifri vient de publier le numéro 30 bis de la collection Focus stratégique, intitulé:

Digital Hoplites. Infantry Combat in the Information Age.

Cet article a été écrit par le lieutenant-colonel Pierre Chareyron. Cet officier supérieur de l’armée de Terre a été détaché comme chercheur au sein du Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) de l’Ifri. Il est diplômé de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, du Cours Supérieur d’Etat-Major et de l’Ecole de Guerre.

L’article, dont la version française a été publiée dans la collection Focus stratégique en avril 2011, est téléchargeable ici.

 

Voici le résumé de l’article:

Le FELIN, premier « système fantassin » mondial entre en service cette année dans l’armée de Terre française. Au cours de l’histoire, les fantassins ont cherché à tirer profit de la technologie en arbitrant au mieux parmi les trois exigences fondamentales que sont mobilité, puissance de feu et protection du combattant. Les sociétés occidentales étant sensibles aux pertes, l’exigence de protection est devenue un facteur essentiel. Le combat débarqué moderne se caractérise donc par un retour de l’armure tout en mettant l’accent sur la puissance de feu. En outre, l’avènement d’une nouvelle génération d’équipements, permettant de tirer profit des technologies de l’information au niveau du combattant individuel, impose désormais d’aborder la question de l’évolution du combat d’infanterie sous l’angle de la supériorité informationnelle.

Ainsi que le sommaire:

Introduction

L’innovation dans l’infanterie

La fin de l’infanterie légère

Le fantassin du futur

Conclusion

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !

 

Catégorie: Divers | Commentaires (1) | Autor: Ultima Ratio

Focus stratégique: le top 5 de 2011

Mardi, 20. décembre 2011 17:44

Chers lecteurs,

Avant de fermer temporairement ce blog pour la période des fêtes de fin d’année, nous vous proposons de découvrir le top 5 des articles de la collection Focus stratégique en 2011. Ce classement est effectué à partir des téléchargements enregistrés sur le site de l’Ifri. La palme revient à Etienne de Durand pour son article sur la contre-insurrection qui a bénéficié d’un coup de pouce de Jean-Dominique Merchet. Voici le palmarès complet:

1) Etienne de Durand, Francs-tireurs et Centurions. Les ambiguïtés de l’héritage contre-insurrectionnel français

2) Marie-Dominique Charlier, La protection du territoire national par l’armée de Terre. Fondements, limites et perspectives

3) Mathieu Guidère, La tentation internationale d’Al-Qaïda au Maghreb

4) Pierre Chareyron, Hoplites numériques. Le combat d’infanterie à l’âge de l’information

5) Guillem Monsonis, La posture stratégique indienne face au défi pakistanais

Nous vous souhaitons une agréable lecture et, surtout, d’excellentes fêtes de fin d’année!

Catégorie: Divers | Commentaires (3) | Autor: Ultima Ratio

Du rififi pour le RIF Félin…

Vendredi, 21. octobre 2011 11:30

Dans le contexte actuel de rigueur, une des pistes étudiées pour dégager des marges budgétaires au profit du ministère de la Défense est la vente de certaines plages de fréquences détenues par les Armées.

Cette vente a été envisagée dès 2009 dans le projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2009 à 2014. Initialement celle-ci devait rapporter à l’Etat 1,5 milliards d’euros. Cette année la vente de certaines fréquences de la gendarmerie nationale (système Rubis) a déjà rapporté 936 millions d’euros. Toujours au programme pour 2011, la vente d’une partie de celles de l’armée de Terre.

Il s’agit de celles qui vont être cédées aux opérateurs téléphoniques pour la téléphonie mobile 4G et qui se situent dans la bande 790-862 Mhz. Elles permettent, avec un investissement minimum, d’obtenir les meilleures communications possibles (grande couverture et débit important). C’est pour cette raison que cette bande de fréquence avait été retenue pour l’équipement radio dédié au fantassin du futur « Félin » (Fantassin à Équipements et Liaisons Intégrés) au travers du RIF (Réseau d’Information Fantassin).

Le RIF actuel est déjà loin des possibilités évoquées avec une portée limitée à 250 mètres. Ses capacités se dégradent lorsque les conditions de propagation ne sont pas satisfaisantes (dans le cas du combat en localité en particulier, où la portée ne dépasse pas quelques dizaines de mètres). Ces limites techniques handicapent le fantassin et restreignent sa liberté d’action dans les phases de combat débarqué.

La future version présentée du RIF NG qui équipera les forces en 2013 ne devrait pas améliorer la chose. Techniquement cela s’explique par la gamme de fréquence choisie, la bande 2 Ghz. Il faut savoir qu’en matière de fréquence, plus la bande est élevée plus la portée est réduite. Pour tenter de résoudre ce léger souci, il est envisagé de doter les futurs postes d’une fonction relais permettant à chacun de relayer les communications radio, afin d’améliorer la portée radio lorsqu’il y a des problèmes de propagation. Elle sera aussi installée sur les véhicules de combat de l’infanterie, ce qui semble implicitement signifier que le groupe de combat devra rester à proximité de son véhicule. Tactiquement cette solution n’est pas toujours envisageable.

Enfin financièrement, le coût annoncé de cette mutation vers le RIF NG est de 185 millions d’euros. Cette somme est conséquente, mais finalement peu importante face à la vente de la plage de fréquence 790-862 Mhz aux opérateurs téléphoniques qui, par un système de mise aux enchères, devrait rapporter au moins 1,6 milliards d’euros.
A moins que le recours de Free devant le conseil d’État contre cette vente aux enchères n’aboutisse ; à moins aussi que le lobbying des opérateurs téléphoniques auprès de l’État ne permette de faire baisser la facture.

Au final, pour l’armée de Terre, cette évolution vers le RIF NG ne semble pas être une si bonne affaire: techniquement, les ingénieurs vont devoir réaliser des prouesses pour garantir des communications radio correctes; tactiquement, il sera difficile pour les groupes de combat de conserver leur liberté d’action en restant dans la proximité immédiate de leur véhicule; et financièrement, la défense n’est pas encore assurée d’un réinvestissement rapide du produit de la vente des fréquences.

Catégorie: Analyses | Commentaires (1) | Autor: Stanislas Garnier

Le vrai mythe des paras !

Jeudi, 13. octobre 2011 6:58

 

 

 

 

 

 

 

La revue Guerres et Histoire propose dans son dernier numéro un dossier sur les parachutistes dont le  titre, volontairement provocateur, pourrait faire penser à une enquête à charge: « Les Paras, la faillite d’une arme, le triomphe d’un mythe ». Le débat d’idées étant toujours nécessaire,  voici quelques éléments que je livre à la réflexion de nos lecteurs.

Des parachutistes aux troupes aéroportées

Les capacités des troupes aéroportées sont souvent perçues et analysées au travers d’une phase bien particulière de leur mission que l’on nomme « la mise à terre » incluant bien évidemment le saut en parachute ou « aérolargage ». Pour autant, dès le développement de cette spécialité d’arme, les parachutistes ont cherché à diversifier ce mode opératoire en y incluant par exemple le poser d’aéronef (avion ou planeur) en zone hostile ou « aéroportage », et le poser d’aéronef en zone sécurisée ou « aérotransport ». Ces modes de mise à terre furent d’ailleurs utilisés dès le début par les Russes, les Allemands et plus tard par les Américains et les Britanniques en Normandie.

C’est sans aucun doute en partie pour cette raison que les parachutistes se sont tout naturellement intéressés à l’hélicoptère. Dans le cas français, en Algérie, ce rapprochement avec l’ALAT ne s’est pas fait  dans un esprit de concurrence mais bien dans une même volonté d’innovation et d’efficacité opérationnelle. Pilotes d’hélicoptères et parachutistes ont rapidement compris que l’hélicoptère pouvait constituer bien plus qu’un simple moyen de mise à terre en contribuant à la manœuvre. Tout le monde est en effet capable de descendre d’un hélicoptère, mais les pilotes français ont immédiatement compris que l’hélicoptère n’était pas un simple bus et le fantassin parachutiste pas un simple piéton ! Il ne faut pas confondre l’aérocombat avec un simple appui au mouvement.

Des succès payés chers mais acceptés

Il est indéniable que les succès du passé furent souvent payés cher, y compris parfois par excès de confiance, mais les concepts d’emploi du moment  étaient par essence extrêmement risqués. Non seulement la mise à terre  avait lieu dans des conditions peu ordinaires, mais elle se déroulait de surcroît derrière les lignes ennemies, sans moyens puissants (artillerie lourde, chars de combat…) et, comme le rappelait le général Bigeard, sans chemin de repli ! Le seul véritable mythe du para résidait bien là, dans cet isolement opérationnel, et pas ailleurs. La fameuse photographie du général Eisenhower rendant visite aux parachutistes américains quelques heures avant le grand saut l’illustre parfaitement : son état-major avait planifié un taux de pertes avoisinant les 50% dans le pire des cas. Il n’y avait là aucune faillite du concept mais bel et bien un sacrifice consenti militairement et politiquement pour les besoins d’une opération stratégique. En dépit des difficultés rencontrées, le débarquement de Normandie sans opération aéroportée aurait été un luxe dont le prix du sang aurait été sans doute bien supérieur  sur les plages de Normandie.

On ne survit pas éternellement, on s’adapte ou on disparaît

Les troupes aéroportées ne sont bien évidemment pas restées figées, ce n’est d’ailleurs pas dans leur nature. Elles ont évolué en fonction des menaces, des contrats opérationnels et des matériels. Britanniques et français se sont ainsi tournés vers l’intervention d’urgence en faisant des choix différents, une brigade aéromobile pour les uns, l’utilisation de la 3ème dimension dans tout son spectre pour les autres. Dans les deux cas, le concept d’emploi a bien évidemment évolué et il y a bien longtemps qu’il ne préconise plus un largage de masse au-dessus d’une zone tenue par l’ennemi, (les Russes le prévoyaient encore dans les années 1990). Dans toutes les armes, le passé éclaire l’avenir, jamais il n’a constitué une vérité intangible. Les réflexions  se poursuivent toujours, sous l’impulsion  de différents facteurs comme l’arrivée de l’A400M, l’extension probable de l’arc de crise évoqué dans le Livre blanc de 2008 ou encore la mutualisation  de capacités et de moyens avec l’armée britannique.

L’exemple de l’intervention de la 173ème Brigade aéroportée en Irak en 2003

Le dossier de Guerres et histoire présente cette opération comme un show à la gloire des troupes aéroportées. La problématique fut pourtant tout autre. La planification de l’invasion de l’Irak fut organisée selon différents scénarios basés sur une attaque principale au sud de l’Irak à partir du Koweït, en direction de Tikrit et de Bagdad, et une attaque secondaire au nord à partir de la Turquie. Cependant, un imprévu de taille remit sérieusement en question le bon déroulement des opérations.  Les négociations entreprises avec la Turquie, pourtant membre de l’OTAN, échouèrent pour des raisons à la fois stratégiques (les Américains ayant prévu une action coordonnée avec les forces kurdes présentes au nord de l’Irak) et de politique intérieure. Ankara s’opposa catégoriquement à une offensive terrestre à partir de son sol et consentit uniquement à autoriser l’utilisation de son espace aérien  à l’aviation américaine.

Pour le commandement américain, l’ouverture d’un second front était pourtant indispensable afin d’éviter  la concentration des forces armées irakiennes face à l’attaque principale. Compte tenu de l’enclavement géographique de l’Irak et des délais disponibles, la solution d’une mise à terre par la troisième dimension s’imposa comme solution la plus adaptée. La Joint Special Operation Task Force – JSOTF, renforcée de la 173ème Brigade parachutiste, se vit alors confier la responsabilité des opérations au nord de l’Irak.

La 173ème Brigade parachutiste reçut pour mission d’ouvrir le front au nord de l’Irak en matérialisant clairement le début de l’offensive, ce fut là le seul show ! Effectivement la météo et la nature du terrain ne permettaient pas de poser d’assaut. La 173ème Brigade, renforcée en urgence d’éléments d’artillerie et de blindés, parvint à s’assurer du contrôle d’une plateforme aéroportuaire avec l’appui des forces spéciales en vue de l’établissement d’un pont aérien. Par la suite, elle parvint à fixer les unités irakiennes afin d’éviter qu’elles ne se replient vers le sud. Ce type d’opération correspond exactement au concept d’emploi des Français qui entretiennent des échanges réguliers avec leurs homologues américains, en attendant avec impatience l’arrivée de l’A400M.

Les réflexions concernant le devenir d’une arme ou d’une spécialité d’armes ne doivent être ni partisanes, ni faussées, ni conjoncturelles. En 1996, lors de la professionnalisation annoncée par le Président de la République, la mort de la brigade alpine était annoncée comme une évidence, « à quoi bon maintenir des savoir-faire consistant à s’emparer de cols à 2000 mètres d’altitude  équipés de skis et de baudriers ! » Après 10 années d’engagement en Afghanistan les savoir-faire spécifiques de la brigade d’infanterie de montagne s’avèrent pourtant bien utiles en période hivernale, là aussi, la montagne ne s’improvise pas.

 

Catégorie: Lu, vu, attendu | Commentaires (0) | Autor: J.R. Coignet

Hélicoptères et partenariats de l’OTAN : un peu de lecture pour l’été

Mardi, 28. juin 2011 10:00

Nous avons le plaisir de vous proposer la lecture de nos deux derniers numéros de la collection Focus stratégique intitulés:

« NATO Partnerships: Shaking Hands or Shaking the System? », Focus stratégique n° 31, par Vivien Pertusot. 

Résumé :

Le nouveau Concept stratégique de l’OTAN ne définit que des objectifs modestes pour l’avenir de cette institution. La modestie des ambitions vaut aussi pour les partenariats qui n’ont pas pu être redynamisés malgré l’adoption d’une politique dédiée en avril 2011. Le Dialogue méditerranéen (DM) et le Partenariat pour la paix (PpP) ont été lancés en 1994. Quant à l’Initiative de coopération d’Istanbul (ICI), elle remonte à 2004. Ces coopérations ont été créées pour que l’OTAN maintienne des échanges constants avec sa périphérie afin d’anticiper les menaces émergentes et de contribuer à la stabilité de son voisinage. Néanmoins, leur intérêt a décru et l’Alliance doit faire face à divers obstacles qui empêchent les partenariats d’aller de l’avant. Cette étude présente trois scénarios concernant l’avenir de ces programmes de coopération qui se trouvent aujourd’hui à un tournant.

Ce texte est téléchargeable sur le site de l’Ifri.

 

Le Focus stratégique n° 32, publié à l’occasion du Salon du Bourget, s’intitule « La guerre des hélicoptères. L’avenir de l’aéromobilité et de l’aérocombat ». Ce texte a été co-écrit par Etienne de Durand, Benoit Michel et Elie Tenenbaum.

Résumé :

Les évolutions successives de l’hélicoptère militaire ont abouti à un système d’armes très sophistiqué technologiquement. Pensé à l’origine pour contrer les blindés soviétiques, l’hélicoptère d’attaque est désormais confronté à un large spectre de menaces qui le ramène aux fondamentaux développés dans des contextes de contre-insurrection. Les manœuvres aéromobiles dans la profondeur et les forces héliportées autonomes ont ainsi laissé place à l’appui direct des forces. L’hélicoptère n’en demeure pas moins indispensable comme plateforme de combat et comme vecteur de mobilité tactique. Toutefois, le prix élevé de ces plateformes sophistiquées constitue un véritable défi pour des budgets de défense en diminution. Concilier la forte sollicitation en hélicoptères et les contraintes budgétaires actuelles impose désormais une adaptation des parcs à laquelle les évolutions technologiques ne sauraient seules apporter une réponse. Dans ces conditions, le temps des parcs homogènes composés de plateformes de même génération et dédiées à un seul type de tâche semble révolu.

Ce texte est téléchargeable ici.

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Catégorie: Divers | Commentaires (1) | Autor: Marie-Charlotte Henrion

Hoplites numériques : le combat d’infanterie à l’âge de l’information

Mercredi, 11. mai 2011 16:09

Nous avons le plaisir de vous proposer la lecture du trentième Focus stratégique, dont nous vous avions parlé ici, intitulé :

« Hoplites numériques : le combat d’infanterie à l’âge de l’information»

Le FELIN, premier « système fantassin » mondial entre en service cette année dans l’armée de Terre française. Au cours de l’histoire, les fantassins ont cherché à tirer profit de la technologie en arbitrant au mieux parmi les trois exigences fondamentales que sont mobilité, puissance de feu et protection du combattant. Les sociétés occidentales étant sensibles aux pertes, l’exigence de protection est devenue un facteur essentiel. Le combat débarqué moderne se caractérise donc par un retour de l’armure tout en mettant l’accent sur la puissance de feu. En outre, l’avènement d’une nouvelle génération d’équipements, permettant de tirer profit des technologies de l’information au niveau du combattant individuel, impose désormais d’aborder la question de l’évolution du combat d’infanterie sous l’angle de la supériorité informationnelle.

Sommaire:

Introduction,
L’innovation dans l’infanterie
La fin de l’infanterie légère
Le fantassin du futur

Ce texte est téléchargeable ici.

Nous remercions les lecteurs de ce blog qui ont contribué aux recherches de l’auteur.

Catégorie: Lu, vu, attendu | Commentaires (0) | Autor: Ultima Ratio

Francs-tireurs et Centurions – les ambiguïtés de l’héritage contre-insurrectionnel français

Lundi, 18. avril 2011 10:00

Le LRD vient de publier le Focus stratégique de mars (ou presque) intitulé :

Francs-tireurs et Centurions – les ambiguïtés de l’héritage contre-insurrectionnel français

L’Afghanistan a ravivé le thème de la contre-insurrection et, via la redécouverte de Galula par les Américains, l’importante expérience française dans ce domaine. Etienne de Durand étudie donc les deux âges, colonial puis révolutionnaire, de la contre-insurrection « à la française » et conclut qu’il n’a jamais existé de véritable « école française de COIN ». Utilisé avec discernement (comparaison historique n’est pas raison ; la « guerre révolutionnaire » s’est soldée par une tentative de putsch), cet héritage peut  néanmoins se révéler précieux dans les interventions actuelles.

Sommaire:

Introduction
L’armée coloniale et ses méthodes contrastées
« Guerre révolutionnaire » et « arme psychologique »
La contre-insurrection à la française à l’âge des interventions
Vraies et fausses leçons de l’expérience française

Ce texte est téléchargeable sur le site de l’Ifri.

Bonne lecture, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires sur ce blog!

Catégorie: Divers | Commentaires (2) | Autor: Ultima Ratio

L’avenir des « Mules du champ de bataille »

Jeudi, 14. avril 2011 7:00

Cet article du lieutenant-colonel Chareyron, chercheur détaché à l’Ifri et invité sur Ultima Ratio, est paru également sur le site Focus Defense.

Le 1er Régiment d’Infanterie devrait être engagé prochainement sur le théâtre afghan équipé du nouveau programme Fantassin à Equipements et Liaisons Intégrés (FELIN). Avec l’armée de Terre française, première à mettre en œuvre un système intégré, une trentaine de pays se sont lancés dans la modernisation de leur infanterie. Le Laboratoire de Recherche de la Défense a conduit une étude sur ce sujet dont les conclusions vont paraître prochainement dans la collection Focus Stratégique. Nous assistons aujourd’hui à l’aboutissement de la révolution technologique, RMA ou Transformation, au niveau du combattant individuel. L’objectif de ces programmes est de « […] permettre à l’infanterie de s’intégrer jusqu’au plus bas échelon dans la numérisation de l’espace de bataille. […] accélérer considérablement le tempo de la manœuvre et donner aux combattants des capacités d’agression et d’observation inégalées tout en en leur assurant une protection efficace. L’OTAN a ainsi défini cinq segments pour la modernisation du fantassin : C4I, lethality, mobility, survivability, et sustainability. Les industriels estiment le marché à 14,7 milliards de dollars d’ici à 2019 avec un taux de croissance annuel moyen de 18%. En 2019, l’Inde et la Chine devrait compter respectivement pour 15 et 10% du marché.

Quels sont les avantages attendus de ces systèmes ? D’abord une meilleure protection du combattant avec l’intégration d’une protection comparable aux meilleurs gilets pare-balles actuels, tout en améliorant l’ergonomie d’ensemble. Les capacités d’observation et de communication seront très largement augmentées par la multiplication des appareils de vision thermique (+1700% pour une section) ou infrarouge et par la performance des nouvelles radios logicielles. D’après les premières évaluations sur le terrain, les distances d’engagement augmentent de 60% de jour et de 100% de nuit. Une meilleure compréhension de la situation, une identification ami-ennemi facilitée, une vitesse accrue dans la circulation des ordres et des informations, une meilleure acquisition des cibles et une augmentation de la précision des tirs seront au rendez-vous.

Quels en sont les limites ? Les armées occidentales sont aujourd’hui confrontées à la surcharge de leurs combattants débarqués, qui, à l’image des légionnaires de Marius, sont de véritables mules du champ de bataille. Une étude américaine réalisée en Irak et en Afghanistan montre que le poids en opération dépasse en effet largement les limites recommandées par les études physiologiques.

Les nouveaux équipements n’aggravent pas la situation, mais ne l’améliorent pas. Le combattant FELIN, avec ses protections balistiques et une autonomie de 36 heures, emporte 27 kg de matériel. Les mesures réalisées lors de la préparation opérationnelle pour l’Afghanistan montrent que, pour une autonomie de 48 à 72 heures, le poids sera de 45 kg, soit deux ou trois kilo de plus en moyenne qu’aujourd’hui. La mobilité limitée du combattant débarqué occidental ne va pas s’améliorer.

La deuxième limite concerne le poids cognitif. Une des principales critiques de la RMA est l’augmentation du flux de données et la difficulté de gérer ce surplus d’information. Nous ne mesurons pas encore les contraintes des systèmes en situation de combat réel, mais certaines difficultés liées aux capacités du cerveau peuvent apparaître, par exemple lorsqu’il faut corréler une représentation verticale des données (principe des tablettes graphiques) avec la représentation horizontale du champ de vision. L’innovation technologique devra donc chercher à améliorer le tri, la gestion et la présentation des données pour fournir une information utile dans les conditions extrêmes du combat à pied, sans gêner le soldat dans ses actes réflexes.

Les systèmes fantassins permettront aux armées qui auront la capacité de les développer de bénéficier de tous les avantages de la technologie dans le combat de contact, en rationalisant et optimisant les équipements, dans une logique enfin centrée sur l’homme. Cette nécessaire technologie ne doit cependant pas faire oublier que la rusticité, la condition physique, la cohésion de l’unité, la discipline du feu seront toujours les vertus cardinales de l’infanterie. “The best computer in the Marine rifle squad is 13 thinking, educated, trained Marines capable of rapid decision making in any geographical area .” Surtout, un effort sur la diminution du poids physique et la gestion du poids cognitif doit être entrepris.

Catégorie: Analyses | Commentaires (4) | Autor: Invité

La posture stratégique indienne face au défi pakistanais

Jeudi, 10. mars 2011 8:00

Le Centre des études de sécurité vient de publier un nouveau Focus stratégique intitulé:

La posture stratégique indienne face au défi pakistanais

L’auteur est Guillem Monsonis, rédacteur en chef de la lettre d’informations stratégiques TTU et spécialiste des questions de défense en Asie du Sud.

Résumé:

En 1998, le Pakistan a acquis l’arme nucléaire, bouleversant ainsi les équilibres stratégiques régionaux. L’ancienne doctrine indienne Sundarji s’est révélée inadaptée à ce nouveau contexte. Pour sortir de son impasse stratégique, l’Inde a adopté une nouvelle doctrine dite de Cold Start. Cette doctrine, qui repose sur la rapidité de mobilisation, la surprise et la vitesse d’exécution, est censée permettre à l’Inde de mener une guerre contre le Pakistan sans franchir le seuil nucléaire. Toutefois, sa mise en œuvre est entravée par des obstacles institutionnels, capacitaires, diplomatiques et stratégiques. Il est donc légitime de se demander si la doctrine de Cold Start a réellement été conçue pour être appliquée ou si son élaboration ne vise qu’à impressionner le Pakistan en montrant que l’Inde n’abandonne pas la perspective d’une guerre conventionnelle malgré le risque d’une escalade nucléaire.

Sommaire:

Introduction
La remise en cause progressive de la doctrine
Sundarji
L’émergence de la doctrine de
Cold Start dans un contexte institutionnel et capacitaire délicat
Une stratégie trop ambitieuse?
En conclusion: une doctrine de transition

Ce texte est téléchargeable sur le site de l’Ifri.

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Bonne année et devoirs de vacances…

Mardi, 21. décembre 2010 7:51

Chers lecteurs,

En cette fin d’année,  l’équipe d’Ultima Ratio souhaite vous remercier pour votre fidélité et vous adresse ses meilleurs vœux pour l’ année 2011.

Depuis mars, l’audience du blog, certes encore modeste, augmente sans cesse -  grâce à vous. Nous avons l’ambition de poursuivre sur cette voie l’année prochaine et nous comptons sur vos commentaires et avis pour enrichir le débat sur les questions de sécurité. Comme vous l’avez peut-être remarqué, nous avons mis à votre disposition sur le blog les publications électroniques du Centre des études de sécurité de l’Ifri. Vous les trouverez en cliquant sur « Docs en Stock », dans la colonne de droite.

Mais nous ne pouvons pas vous laisser partir en congés sans quelques devoirs de vacances. Ainsi, partant du principe que l’on est plus intelligent à plusieurs que seul, nous avons décidé d’inaugurer une nouvelle démarche en vous mettant à contribution. Parmi les thèmes sur lesquels nous travaillons pour l’année prochaine, l’un traite du poids  porté par les fantassins et l’immobilité tactique que cela entraîne. Cette problématique a d’ailleurs été abordée ici par Etienne de Durand.

Vous trouverez donc  ci-dessous un lien vers une ébauche de tableau répertoriant le poids porté par le fantassin au cours de l’histoire. Toute indication d’éléments et de sources permettant de compléter ce tableau sera grandement appréciée.

De même, les commentaires, idées et réflexions sur le sujet de l’immobilisme tactique des infanteries occidentales nous intéressent. Afin de rendre à César ce qui lui appartient, merci de bien vouloir laisser vos commentaires par mails. Nous vous  contacterons pour pouvoir vous citer dans notre futur papier.
Tableau des poids (233)

Joyeux Noël à tous et bonne année!

L’équipe d’UR

Catégorie: Divers | Commentaires (4) | Autor: Ultima Ratio