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Nuclear strategy and the development of military technology. The case of the Fleet Ballistic Missile programme

Vendredi, 16. septembre 2011 7:56

CoverSometimes you wish you never accepted to review a friend’s book/article : you lack the time to read the document, and once you finally find a few minutes/hours to discover it, it proves disappointing (and it’s pretty hard to find an easy way to say that). Some other times, fortunately, it’s the opposite: you get just what you were looking for (but still have to find the right way to say it, not to look like you’re congratulating a friend for being a friend). I’m glad to write from the start that this monograph clearly belongs to the second group.

Of course, it cannot be said to be a huge surprise when someone studying both military innovation and nuclear weapons policies (curiously enough, not the two of them together) finds interest in a paper on the innovation processes that gave birth to US Navy’s ballistic missiles. Still, disappointment was a real possibility, either due to a lack of empirical research, superficial treatment of the issue, or lack of theorization. Again, you’ll find no such thing here.

In his monograph, Sébastien Miraglia, a researcher at the Oslo-based Norwegian Institute for Defense Studies (IFS), reviews the development of the Fleet Ballistic Missile program from its creation back in the 1950s, to the Trident II D5, which currently equips US Navy’s Ohio-class SSBNs (as well as Royal Navy’s 4 Vanguard-class subs). Sébastien’s argument is that initial orientations taken by the Navy’s office in charge, the Strategic Project Office (SPO) weighed on its future choices and constrained its ability to respond optimally to external stimuli for change, such as new nuclear policies. This, in turn, created serious risks of disconnection between requirements identified at the policy level and available capabilities. For instance, following the deployment of the Soviet Galosh anti-ballistic missile defense system, SPO chose to respond not through the development of penetration aids – a path taken by the USAF for its Minuteman II ICBMs – but by putting multiple, smaller warheads on top of US SLBMs (MIRVing, for those who might not be familiar with the issue). It didn’t follow that path because MIRVing seemed to be the optimal way to deal with the threat from these rudimentary defenses. It took a path that would allow it to make good use of previous R&D on MIRVing, avoid entry costs associated with such developments as penetration aids, all the while fulfilling what it considered its core missions: saturate defenses and strike “soft” targets such as urban areas.

As one may guess, the paper rests heavily on concepts and approaches drawn from historical institutionalism and sociology of organizations. What one may not guess is that in addition to using classics such as MacKenzie’s Inventing Accuracy, Sébastien made extensive use of historical, unpublished material/archives from the SPO and its successor, various memoranda and transcripts of interviews of individuals directly involved in the program.

The result is a highly readable, rigorous and insightful research, as well as a great opportunity to discover the inside story – or close to – of the program and to understand how technical and operational dilemmas were solved. A great read for anyone interested military innovation, technology development and US nuclear history.

The study is available online for free (here) but you may as well consider buying a softcover copy as the format is great (much better, for example, than SSI monographs). Also, take some time to visit the IFS website and the other one dedicated to their publications, as you’ll find lots of interesting stuff here (by the way, people at IFS are the ones you should thank for last year’s amazing special issue of the Journal of Strategic Studies on the Information Revolution in Military Affairs).

Gratulerer, Sébastien !

Sébastien Miraglia, Nuclear strategy and the development of military technology. The case of the Fleet Ballistic Missile programme, Defence and Security Studies – Norwegian Institute for Defence Studies (Institutt for Forsvarsstudier), 2/2010, 124 p. PDF or paper (free / 100 NOK or approx. ~USD 16.00)

Catégorie: Lu, vu, attendu | Commentaires (0) | Auteur: Corentin Brustlein

Hélicoptères et nanar de guerre

Jeudi, 7. juillet 2011 9:10

Vous l’aurez peut-être constaté, fin de l’année oblige, l’équipe d’Ultima Ratio a été assez occupée ailleurs ces derniers temps. Entre les Focus stratégiques mensuels à publier, un Proliferation Paper, la préparation du RAMSES et nos autres écrits (je n’oublie pas le nouveau numéro de Politique étrangère avec de vrais morceaux d’Abu Muqawama à l’intérieur, coup de chapeau à Marc !), les calendriers se sont passablement chevauchés et le nombre de posts substantiels a quelque peu réduit.

La tendance ne s’inversera pas (encore) avec ce post-ci, qui sera aussi riche en analyse stratégique que les actualités du week end. En attendant nos vacances (que nous estimons) amplement méritées, je vous  invite à vous distraire en jetant un œil à un authentique « nanar » de guerre : Air Strike. [...]

Catégorie: Divers | Commentaires (0) | Auteur: Corentin Brustlein

Quand l’armée de l’Air pirate un site de la Marine

Lundi, 2. mai 2011 7:37

Jusqu’où iront les querelles d’armées en France ? Dans la perspective de futures coupes budgétaires, il n’est pas surprenant que chacun affute ses arguments et tâche d’apparaître particulièrement indispensable aux yeux du pouvoir politique… Tout observateur des questions de défense (en France ou ailleurs) n’en sera d’ailleurs pas surpris.

Mais la lutte interarmées s’exporte-t-elle dans le cyberespace, et jusqu’à quel point ? Une expérience récente invite à se poser quelques questions : j’avais essayé de me rendre sur le site du CESM, le Centre d’Etudes Supérieures de la Marine, dont l’équipe avait eu la gentillesse de m’inviter à m’exprimer début mars au sujet du Missile de Croisière Naval (MdCN, ou SCALP-Naval selon l’appellation de MBDA). J’ai donc tenté de consulter l’adresse http://cesm.marine.defense.gouv.fr/

Quelle ne fut pas ma surprise, donc, lorsque je découvrais qu’à cette page, non seulement on ne trouvait pas le site du CESM, mais que la page d’erreur était une page de l’armée de l’Air (voir la capture d’écran ci-contre). Pour l’instant, la page du CESA, le Centre d’Etudes Stratégiques Aérospatiales, est encore là, mais combien de temps avons-nous avant que la Marine n’en prenne les commandes en guise de représailles et ne la remplace par un message d’erreur laconique (et exprimant ses regrets, certainement feints) ?

Bon, évidemment, tout ceci est de l’humour. Enfin, pas tout : la page existe réellement, et je ne sais pas pourquoi une adresse « CESM » se retrouve avec un message d’erreur de l’armée de l’Air, mais cela n’a évidemment rien à voir avec des querelles interarmées, et je n’ai aucun doute sur le respect mutuel que se valent les organismes des deux armées. Le bug passe inaperçu (ou alors il est connu, mais personne ne juge nécessaire d’agir) car ce n’est simplement pas la vraie page du CESM, que vous trouverez ici: http://www.cesm.marine.defense.gouv.fr/ (les www font donc toute la différence).

Alors, à votre avis, sous quel seuil le budget de la défense devra t-il passer pour en arriver à ce stade de rivalités ?

Catégorie: Divers | Commentaires (1) | Auteur: Corentin Brustlein

Le monde selon Donald Rumsfeld

Vendredi, 18. mars 2011 7:37

Lorsqu’il était Secrétaire à la Défense de George W. Bush, Donald Rumsfeld  était connu pour les nombreux mémos ou « snowflakes », notes très courtes sur des sujets des plus variés, qu’il partageait avec ses collègues de l’Administration.

Après plusieurs années de discrétion, Rumsfeld est récemment réapparu dans les médias, à l’occasion de la parution de ses mémoires (que je n’ai pas lues – on verra peut-être plus tard) qu’il dédicace aux quatre coins de l’Amérique. Il est par ailleurs assez actif sur son compte Twitter, sa page Facebook ainsi que son site personnel (ou presque), qu’il a notamment utilisés pour répondre aux propos de Bob Woodward, qui s’inquiétait récemment des troubles mémoriels de l’ex-SecDef. [...]

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Garder l’Amérique hors d’Asie: la diversification des moyens militaires chinois

Lundi, 28. février 2011 8:10

Les lecteurs assidus d’Ultima Ratio (et des productions de l’Ifri) que vous êtes auront peut être le souvenir d’avoir vu paraître au début du blog quelques posts sur le déni d’accès, posture militaire et politique par laquelle un acteur tente de s’opposer à une opération de projection de forces – une menace qui parle tout particulièrement aux appareils militaires occidentaux. Dans mes Focus stratégiques, j’avais choisi de m’intéresser en priorité au cas iranien, plus proche de l’Europe et peut-être aussi plus “à sa dimension” (quoique, sur ce point, il s’est avéré que ce n’était pas si simple).

Aux Etats-Unis, les regards se portent plus naturellement sur ce que fait la Chine dans le domaine. Celle-ci s’efforce de décliner le principe du déni d’accès sous toutes les formes envisageables, et certains experts ont passé un temps considérable à disséquer l’approche que la RPC a du déni d’accès, à évaluer les progrès de certains vecteurs conventionnels ou ses capacités et concepts d’emploi en matière de guerre des mines. Il y avait déjà beaucoup à dire (et, pour nous, à lire), mais il m’a paru intéressant de relater certains éléments apparus dans des auditions récentes de chercheurs de la RAND auprès de l’US-China Economic and Security Review Commission.

Roger Cliff remarquait récemment que bien que la Chine fasse des efforts afin d’améliorer ses capacités de déni d‘accès, le terme en tant que tel n’apparaît pas dans le débat militaire interne, qui évoque la nécessité de défaire un adversaire militairement supérieur (nécessité récurrente dans l’histoire militaire de la Chine contemporaine). Cela n’empêche pas la stratégie chinoise d’être fortement orientée vers le déni d’accès, mais explique le caractère hybride de cette posture, à la fois high-tech et recourant à l’asymétrie. Cette stratégie s’appuierait ainsi sur plusieurs principes :

  • Eviter une confrontation directe, “du fort au fort”, avec les forces de l’adversaire ; cibler des points vulnérables ou, tout au moins, des “points-clés” de l’adversaire, en particulier le C4ISR, à l’aide de capacités décisives concentrées à cette fin ;
  • S’emparer de l’initiative au plus tôt, créer un effet de surprise, préempter l’adversaire et ne pas laisser durer le conflit ;
  • Bénéficier de la supériorité informationnelle.

Cortez Cooper permet d’approfondir ce dernier point, plus original, mais qui laisse quelque peu songeur. Puisque le débat sur le déni d’accès est, dans une large mesure, une émanation du débat plus large sur la RMA, cela ne surprendra pas grand-monde de voir que la Chine envisage de constituer un “système des systèmes” auquel s’adosserait une campagne militaire destinée à contrer une intervention extérieure. L’intégration des différentes composantes de la “campagne interarmées anti-raid aérien” (Joint Anti-Air Raid Campaign – défense aérienne intégrée du territoire national, frappes sur les bases aériennes et porte-avions US, moyens aéroportés de C4ISR et de détection avancée, allonge supérieure des moyens antiaériens grâce à une portée accrue des appareils de chasse et au renforcement des capacités SAM de la flotte – People’s Liberation Army Navy ou PLAN) n’a rien d’aisé pour la Chine, tant en termes techniques qu’organisationnels ou opérationnels (c’est encore au plan doctrinal – sur le papier donc – que l’intégration sera la plus aisée).

Bien qu’ayant historiquement privilégié une posture de “pauvres”, la Chine se trouvera de plus en plus confrontée à des problèmes de “riches” : l’interarmisation, la constitution d’un réseau de capacités de détection et de ciblage transhorizons, l’intégration dans un plan de campagne de capacités de guerre électronique, cybernétiques, spatiales et conventionnelles, ou la constitution d’un réseau C4ISR global efficace et son articulation au niveau régional. Sur ce dernier plan, le défi est conséquent, et ne se résume pas à la seule obtention d’une “common operating picture”, mais à l’actualisation et la résilience de celle-ci dans le cadre d’un scénario d’intervention américaine.

Autre aspect intéressant, Martin Libicki, l’un des pères conceptuels de la cyberguerre (et des pionniers de la réflexion sur la RMA), s’est intéressé à la façon dont la Chine pourrait recourir à la cyberguerre dans le cadre d’une stratégie de déni d’accès, ceci à travers deux scénarios: un emploi stratégique des cyberattaques d’une part, un emploi opérationnel de l’autre. C’est très bref mais pas inintéressant.

  • Dans le premier scénario, la Chine lance une cyberattaque d’envergure stratégique contre le réseau de production et de distribution d’électricité des Etats-Unis, afin de dissuader ceux-ci d’intervenir dans un conflit en préparation à Taiwan. Selon Libicki, un tel emploi de la cyberguerre ne serait pas des plus pertinents pour la Chine: il transformerait une crise régionale en crise globale en touchant au homeland américain et tendrait plutôt à contraindre les Etats-Unis à intervenir pour ne pas perdre en crédibilité en Asie.
  • Une fois n’est pas coutume (cf. un précédent post de Marc sur ce blog), l’emploi opérationnel des cyberattaques s’avère plus original et intéressant: une fois l’intervention décidée du côté américain, la Chine attaque les systèmes d’information militaire des Etats-Unis, par exemple leur système de gestion logistique. L’objectif le plus évident serait ici de ralentir l’arrivée de leurs forces de projection, éventuellement dans l’espoir de créer un fait accompli à Taiwan, puis de préparer l’île à une tentative de reconquête américaine.
  • Alternativement, Libicki évoque la possibilité de voir la Chine utiliser cette attaque comme une sorte de première frappe « sous l’écran radar », sans gros risques. Suite à une telle initiative – purement « cyber » à l’origine – menée tandis que la flotte américaine entame ses mouvements pour prévenir ou répondre à une intervention chinoise, la Chine pourrait évaluer les conséquences de la cyberattaque, d’en déduire ses chances de résister militairement à une intervention américaine et, en fonction de cela, de décider d’intervenir ou non à Taiwan.

Il apparaît en tous cas de plus en plus clair que la Chine oriente sa posture vers des missions de déni d’accès. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le prochain numéro de Politique étrangère (mars 2011) comportera un article sur la modernisation de la flotte chinoise, écrit par mon ancien collègue Yves-Heng Lim, et qui tend à prouver cette tendance à partir du cas spécifique de la PLAN. Les testimonies indiqués plus haut montrent bien qu’une telle  stratégie mobiliserait l’éventail complet des pratiques militaires, et explique l’intérêt que lui portent les officiers et think tankers américains – ça et les éternelles rivalités bureaucratiques, bien entendu.

Catégorie: Analyses, Lu, vu, attendu | Commentaires (0) | Auteur: Corentin Brustlein

Le retour d’expérience dans les armées françaises : formalisation et interrogations

Mardi, 1. février 2011 7:12

L’historien Michael Howard, dans l’un de ses essais les plus fameux, comparait la tâche d’un militaire à celle d’un chirurgien devant passer sa vie à s’entraîner sur des mannequins afin de se préparer en vue d’une unique opération. De fait, comment exceller dans sa mission lorsque l’on n’est pas à même de mettre à l’épreuve les principes guidant la formation des unités et d’enrichir le répertoire de pratiques par les expériences vécues ?

Par-delà les destructions, pertes et coûts occasionnés, la guerre, et plus largement les engagements sur des théâtres d’opérations extérieurs, constituent des opportunités uniques d’apprendre et de s’adapter pour les diverses composantes des forces armées impliquées. Depuis la fin de la guerre froide, les armées françaises ont mené nombre d’opérations extérieures, voire de guerres, comme c’est bien le cas en Afghanistan. Certaines sont relativement brèves, d’autres s’éternisent et peuvent, le temps aidant, voir évoluer tant les tactiques, plans d’opérations, équipements et objectifs de l’adversaire que ceux des forces françaises. [...]

Catégorie: Analyses | Commentaires (1) | Auteur: Corentin Brustlein

« Washington, we have a problem » – Nouveaux troubles pour les ICBM américains

Mardi, 2. novembre 2010 7:04

Samedi 23 octobre, The Atlantic nous indique que l’US Air Force a connu un nouveau déboire avec les armes nucléaires dont elle a la responsabilité. On se souvient de l’envoi par erreur  de quatre composants du véhicule de rentrée Mk-12, en 2006, dans un conteneur à destination de Taïwan. Un an plus tard, un B-52H emportait à son bord douze missiles de croisière AGM-129 lors d’un vol entre Minot AFB et Barksdale AFB, sans savoir que six d’entre eux étaient équipés de têtes nucléaires au lieu des têtes d’entraînement. La conjonction des deux incidents avait alors amené Gates à « accepter la démission » des deux têtes de l’US Air Force, le Secrétaire de l’USAF Michael Wynne et son chef d’état major, le général T. Michael Moseley. [...]

Catégorie: Analyses, Lu, vu, attendu | Commentaires (1) | Auteur: Corentin Brustlein

Innover en temps de paix

Jeudi, 30. septembre 2010 7:21

Il y a de cela dix à vingt ans, l’appareil de défense américain était en quête d’une « Révolution dans les affaires militaires » (RMA, en anglais), qui semblait alors à portée de main à l’issue de l’opération Desert Storm et à l’aune des pertes minimes de la coalition. L’une des questions qui préoccupait alors l’Office of Net Assessment d’Andrew Marshall, respectivement l’organisme et l’homme à qui l’on attribue souvent la paternité de la RMA, était celle de l’innovation en temps de paix. [...]

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US Nuclear Weapons Policy after the Cold War

Mardi, 28. septembre 2010 7:11

Je viens d’achever la lecture du livre de Nick Ritchie, US Nuclear Weapons Policy After The Cold War: Russians, ‘Rogues’ and Domestic Division, paru en 2009 chez Routledge.

Comme son nom l’indique, l’ouvrage analyse l’évolution de la posture nucléaire américaine depuis la fin de la guerre froide – en l’occurrence depuis le mandat de George H. W. Bush. Ritchie identifie 15 décisions clés de la politique nucléaire US depuis 1988, pouvant être des changements de nature doctrinale, des modifications de l’arsenal nucléaire, des accords de maîtrise des armements ou des choix affectant le « complexe nucléaire » américain, à savoir les infrastructures chargées de la production des matières fissiles à vocation militaire, de la conception des têtes, fabrication de leurs composants et de l’assemblage des armes, etc. [...]

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Stephen Colbert et les armes nucléaires

Jeudi, 15. juillet 2010 7:08

Pour la troisième fois (au minimum), Stephen Colbert, de la chaîne américaine Comedy Central, a eu un expert des questions nucléaires comme invité dans son émission « The Colbert Report ». Cette fois, il a accueilli le sénateur Sam Nunn, l’un des quatre ex-officiels américains ayant relancé depuis plusieurs années l’objectif du « Nuclear Free World » (Avec Bill Perry, Henry Kissinger, et George Shultz), à l’occasion de la sortie du film « The Nuclear Tipping Point », que je commenterai peut-être un jour si je trouve le temps de le regarder.

The Colbert Report Mon – Thurs 11:30pm / 10:30c

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