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Réforme du secteur de sécurité: quelles leçons des expériences récentes ?

Lundi, 21. juillet 2014 10:00

RSS_shotAprès le LCL Garnier, c’est maintenant au tour d’Aline Leboeuf, chercheur au LRD depuis la création de ce dernier, contributeur d’Ultima Ratio et spécialiste des sorties de conflit, de répondre aux questions de Florent de Saint-Victor à l’occasion de la sortie du Focus stratégique qu’elle a écrit. L’occasion de revenir sur les principales leçons tirées des nombreuses tentatives de réforme du secteur de sécurité entamées depuis la fin de la guerre froide. L’entretien est publié simultanément sur le blog Mars Attaque.

 

F. de Saint-Victor: Sierra Leone, Afghanistan, Mali, RCA… La réforme du secteur de la sécurité (ou RSS) est la solution magique exhibée dans nombre de situations complexes. D’abord, de quoi s’agit-il ?

La réforme du secteur de sécurité (RSS) implique de réformer les organisations étatiques qui composent le secteur de sécurité d’un pays (armée, police, justice, renseignements, douanes, protection civile, etc.). Les frontières exactes du « secteur » sont discutées, et peuvent, selon certains acteurs, intégrer aussi des organisations non étatiques (sécurité privée par exemple) ou des infrastructures qui déterminent le bon fonctionnement du secteur (comme l’existence de routes). Chaque projet de RSS doit donc au moins au départ réfléchir de la façon la plus large possible et partir des objectifs de la réforme pour déterminer quelles sont les frontières du secteur à réformer.

F. de Saint-Victor: Ces dernières décennies, principalement en Afrique mais aussi ailleurs, il est plutôt fait mention d’échecs de RSS que de succès. Est-ce une vision erronée ?

Les objectifs attribués à la RSS sont souvent très ambitieux et la réussite d’une telle entreprise dépend dans une large mesure de facteurs lui étant extérieurs. Par exemple, la RSS est souvent vue comme devant permettre la fin de la guerre (en renforçant l’efficacité des armées par exemple), la fin des coups d’Etat (en transformant les relations civilo-militaires notamment), la fin de la corruption, voire la fin de la dictature au profit d’une démocratie de type occidental. Dans la mesure où les RSS prennent souvent place dans des pays fragiles, disposant de ressources limitées, confrontés à une insurrection ou aux conséquences d’une guerre, il est évident que tous ces objectifs ne peuvent que difficilement être atteints. La RSS est alors vue comme un échec, alors que sans elle, la situation aurait peut-être été bien pire (victoire de l’insurrection par exemple). De fait, le seul pays où le bilan de la RSS est clairement positif, même au regard d’objectifs ambitieux, est la Sierra Leone, où la RSS a contribué à la fin de la guerre, où il n’y a pas eu de coup d’Etat depuis le début de la RSS, et où une transition politique a pris place en 2007. Seule la corruption y reste un problème important.

F. de Saint-Victor: Selon vous, les difficultés à réussir une RSS sont en partie liées à la poursuite d’un modèle éloigné des réalités locales et négligeant la durée nécessairement étendue de toute réforme significative. Comment en est- on arrivé là ?

La RSS telle qu’elle a été conçue est souvent très normative, et ne réussit qu’imparfaitement à prendre en compte les réalités locales, notamment parce qu’elle tente d’appliquer un modèle idéalisé du fonctionnement du secteur de sécurité construit à partir d’une vision parfois fausse du fonctionnement de ce secteur dans les pays occidentaux. On oublie ainsi les imperfections des armées, polices et justices des pays européens et surtout le fait que les relations civilo-militaires actuelles y sont le résultat d’un long processus de maturation, d’allers et retours, d’évolutions liées à la guerre, aux relations compliquées entre une armée et son souverain. Surtout, on sous-estime la difficulté qu’a pendant très longtemps eu le pouvoir politique à contrôler ses forces de sécurité, qui ont pendant des siècles vécu de pillages plutôt que d’une solde régulière versée par le suzerain.

Cette approche trop normative empêche parfois de trouver des solutions innovantes construites en vue de répondre aux problèmes spécifiques d’un pays ou d’un groupe de pays. Par exemple, on ne sait toujours pas comment réformer la justice traditionnelle, alors que dans des pays comme la Sierra Leone ou l’Afghanistan, cette justice est la seule à laquelle une majorité de la population a accès. Or ces dysfonctionnements s’avèrent être un des facteurs du ressentiment qui nourrit l’insurrection, notamment quand les insurgés, par exemple les Talibans, fournissent une offre de justice qui répond aux attentes des populations.

F. de Saint-Victor: Au final, quels sont selon vous les préalables et les grands principes permettant une RSS réussie et non un « bricolage » comme vous définissez certaines expériences passées ?

La RSS sera toujours un bricolage, parce qu’elle est mise en place par des bureaucraties, internationales et locales, qui ont des modes d’action, des cultures et des principes différents. Ces organisations doivent donc se coordonner, et la RSS est souvent moins le résultat d’une stratégie conçue par un pouvoir politique unique que le produit de compromis sur les objectifs, les méthodes et les moyens. Toutefois, il est possible de faire en sorte que ce bricolage ait des effets positifs en faisant en sorte que la RSS soit malgré tout le produit d’un vrai projet stratégique.  Pour cela, il est crucial qu’existe une véritable volonté politique de conduire à bien la RSS, à la fois du côté des autorités politiques locales et des intervenants extérieurs, si possible conduits par un pays leader qui pilote l’action internationale. Ensuite il faut dégager des objectifs prioritaires, c’est-à-dire l’efficacité mais aussi la lutte contre l’impunité et la bonne gouvernance. L’article propose une série de bonnes pratiques, comme le fait de conserver une vision politique et non seulement technique du processus, ou prendre en compte les spécificités locales. Enfin, il est essentiel de dégager des moyens suffisants pour mettre en place la RSS. Pour réussir, une RSS exige donc à la fois une volonté politique engagée, des objectifs stratégiques clairs et une véritable politique des moyens.

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Vers une réforme du secteur de sécurité en RCA?

Vendredi, 14. février 2014 17:54

Je viens de publier un petit article du CDEF qui fait le RETEX (retour sur expérience) de l’intervention britannique en Sierra Leone. Ce cas s’avère très intéressant pour la RCA. En effet, en mai 2000, quand le Royaume-Uni intervient, la Sierra Leone est un Etat fantôme (cf. le livre de Bill Reno) avec des soldats sobels (soldats de jour, rebelles de nuit). La guerre qui dure depuis 1991 a pour conséquence de nombreuses violences de masse qui rappellent ce qui se passe en RCA. Comment gérer un tel chaos? L’expérience britannique nous apporte (au moins) deux leçons principales: d’abord, une réforme du secteur de sécurité (RSS) réussie conditionne le retour de la paix dans la durée. Ensuite, il ne s’agit pas de mettre en place n’importe quelle réforme de l’armée. [...]

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Le métier des armes au Tchad. Le gouvernement de l’entre-guerres

Jeudi, 26. septembre 2013 10:07

le-metier-des-armes-au-tchad-le-gouvernement-de-l-entre-guerresSouvent, le renouvellement de notre réflexion sur l’Etat passe par des analyses de terrain, empiriques, qui questionnent, au détour d’un territoire, notre lecture webérienne, bureaucratique et pacifiée du concept. Un livre de Marielle Debos sur le Tchad invite à un tel cheminement. En déconstruisant Le métier des armes au Tchad (Karthala, Paris, 2013), elle nous conduit d’une sociologie des hommes en armes à un questionnement profond sur l’Etat. [...]

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What Future for French Military Interventions?

Vendredi, 6. septembre 2013 11:00

Tandis que les discussions autour d’une possible intervention en Syrie se poursuivent, le moment semble parfait pour revenir sur cet article publié par Aline Leboeuf cet été, au cas où certains ne l’auraient pas vu passer. L’original de ce texte se trouve sur le site de l’International Relations and Security Network.

French strategic culture highly values military interventions as a means to defend national interests abroad. As a result, the French military has been involved in more than a hundred military operations since the end of the Cold War. Yet, France is also grappling with the same fiscal and economic problems as many other Western states. Future interventions could become a rare luxury rather than a widely used solution aimed at resolving international crises. [...]

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La défense française après le Livre blanc: les vidéos du séminaire sandwich

Mercredi, 17. juillet 2013 8:38

IFRI_thd_livreblanc2013Au lendemain de la fête nationale, nous avons décidé de vous faire partager plusieurs analyses sur l’état de la défense française après le Livre Blanc. Vous avez certainement suivi de près, et avec grand intérêt, le cycle 2012-2013 de séminaires « La Défense en question » organisé par le Laboratoire de Recherche sur la Défense de l’Ifri (LRD), la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et Secret-Défense. Le dernier « séminaire sandwich » de l’année s’est tenu à l’Ifri le 27 juin 2013 et avait précisément pour objectif de faire un Bilan de la Défense française après le Livre Blanc. Cette fois, nos trois discutants habituels se sont partagés le rôle du speaker et le séminaire a donc permis la confrontation des visions d’Etienne de Durand, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri, Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et Jean-Dominique Merchet, auteur du blog Secret-Défense. [...]

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Les vidéos: acquisition d’armement et industries, appel d’Europe

Vendredi, 12. avril 2013 8:39

Le 28 mars, le Centre des études de sécurité de l’Ifri, la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et le blog Secret-Défense organisaient un séminaire-sandwich sur les industries de défense, autour de Hélène Masson, maître de recherche à la FRS. [...]

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Réforme du secteur de sécurité au Mali: leçons de la Sierra Leone

Mardi, 9. avril 2013 8:01

On compare parfois, ces derniers temps, l’exemple sierra-léonais au Mali. L’intervention anglaise de mai 2000 qui permit, à terme (2002), de ramener la paix en Sierra Leone, n’a peut-être que peu de choses à voir avec l’intervention française au Mali. Cependant, la Sierra Leone est le premier pays dans lequel a été mise en place une réforme du secteur de sécurité (RSS) globale. L’expérience s’avère être potentiellement riche de leçons pour la mise en place de la RSS malienne. [...]

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Quelle sécurité face aux virus émergents ?

Jeudi, 4. avril 2013 13:13

Deux virus « émergents » ont fait parler d’eux ces dernières semaines: le nouveau coronavirus et le H7N9. Ces deux virus ont causé la mort de plusieurs personnes, en Chine, au Moyen Orient et en Europe. La menace d’une épidémie reste apparemment contenue. Les erreurs réalisées pendant la gestion de la pandémie grippale de 2009 ont plutôt contribué à une communication très prudente sur les risques pandémiques. Cependant, ces morts rappellent que ce risque est réel et doit être pris en compte.

Le nouveau coronavirus (une famille qui inclut le rhume et le SRAS, mais n’est ni l’un ni l’autre) est proche des coronavirus trouvés dans les chauves-souris. D’avril 2012 à mars 2013, 17 personnes ont été infectées par ce nouveau coronavirus. Voici le tableau des cas cliniques, selon le CDC :

Arabie Saoudite : 9 personnes  (6 décès)
Qatar : 2 personnes, qui ont survécu
Jordanie : 2 personnes (2 décès)
Royaume-Uni : 3 personnes (2 décès)
EAU : 1 personne (décédée)

Sur les 17 cas d’infection connus, on a donc compté 11 décès. Dans au moins un cas, au Royaume-Uni, un cas de transmission inter-humaine a pu être observé. Deux des patients (Qatar, EAU) ont été soignés en Allemagne.

Le virus H7N9 est, quant à lui, un virus de grippe aviaire. Il a pu être détecté chez 9 personnes en Chine, donc trois sont décédées. Pour l’instant, si tous les cas n’ont pas de liens établis avec un élevage de volaille, aucune transmission inter-humaine n’a pu être démontrée. Voir sur la carte HealthMap.

Face à ces épidémies qui restent pour l’instant grises, tant leur impact réel à venir reste incertain, les mesures à prendre sont pondérées par leur impact potentiel sur la vie économique et le tourisme. L’OMS ne recommande pas d’éviter tout voyage en Arabie Saoudite ou en Chine. La Chine a cependant pris des mesures pour protéger sa population comme en témoigne cet article du Washington Post :

Under the contingency plan, schools, hospitals and retirement facilities are to be on the alert for fevers, and administrators are to report to health authorities if there are more than 5 cases of flu in a week. Cases of severe pneumonia with unclear causes are to be reported daily by hospitals to health bureaus, up from the weekly norm. The plan also called for stronger monitoring of people who work at poultry farms or are exposed to birds. The level-3 response plan, the 2nd-lowest in a 4-stage scale, reflects higher concern after the H7N9 bird flu virus led to the deaths of 2 men in Shanghai and seriously sickened a woman in the city of Chuzhou, 360 km (230 miles) [to the] west.

Pour l’instant, cependant, ces deux épidémies restent en dessous du radar politique, captives des services de santé qui jusqu’ici réussissent à les maîtriser et à réduire l’anxiété voire la panique que des cas de H7N9 ou de nouveau coronavirus pourraient déclencher s’ils se produisaient à Hong Kong ou à Singapour, encore très marqués par H5N1 ou le SRAS. Elles restent « grises »: on ne sait par exemple pas encore très bien si le nombre limité de cas s’explique parce que seuls les cas les plus graves sont détectés, ou s’il est lié aux caractéristiques propres du virus, encore peu infectieux chez l’homme.
Cependant, on peut déjà se demander si l’expérience du SRAS ou de H5N1 [voir à ce titre mon étude sur la gestion globale de H5N1] ou de la grippe de 2009 nous a suffisamment préparés pour faire face à une évolution du virus, soudain plus transmissible, tout en restant (peut-être) aussi dangereux.

Voici, pour rappel, quelques points essentiels issus de ma précédente étude :

  • Les nouvelles maladies émergent souvent à la jonction de la santé humaine, animale et environnementale ce qui requiert une action conjointe des trois secteurs (approche « Une santé ») ;
  • La prévention des crises sanitaires ne peut se faire dans un seul pays, mais doit être conduite à la fois au niveau de chaque Etat et de façon collective, via les agences internationales et la solidarité internationale (aide aux pays les moins riches) ;
  • La préparation aux pandémies requiert des efforts constants, notamment grâce à des simulations, pour discerner les failles dans les systèmes de prévention et de gestion de crise ;
  • Lutter contre les épidémies dans la durée implique de lutter contre la « fatigue » qui saisit les acteurs du monde de la prévention des risques sanitaires : les personnes clefs dans la lutte contre la grippe aviaire et pandémique en 2005 ont quasiment tous disparus sans être remplacés, emportant avec eux le fort leadership politique qui soutenait les politiques de prévention sanitaire ;
  • Il n’est pas nécessaire de créer de nouvelles structures pour gérer les crises sanitaires, mais de renforcer les structures existantes et leur coopération entre elles ;
  • Souligner l’enjeu sécuritaire des crises sanitaires permet de renforcer leur visibilité politique et d’accroître les ressources, mais cela peut avoir des effets très négatifs si cela a pour résultat un manque de transparence et une mauvaise communication entre les acteurs en charge de la gestion de la crise (on pense par exemple au problème des plans intersectoriels secrets, inconnus des acteurs devant les mettre en place…).

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Armées et défense du territoire national: les vidéos du général Charpentier

Jeudi, 14. mars 2013 8:58

Le général Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, est intervenu à l’Ifri le 14 février 2013. Invité par le Centre des études de sécurité de l’Ifri, la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et le blog Secret Défense pour l’un de nos fameux « séminaire-sandwich » sur la défense française, il a expliqué quel était, selon lui, le rôle des armées françaises sur le territoire national.

Après avoir rappelé l’évolution du mandat des armées sur le territoire national depuis une centaine d’années, ainsi que le cadre et les scénarios d’emploi des forces armées, le général Charpentier présente précisément le fonctionnement du plan Vigipirate et la préparation au scénario d’une crue centennale de la Seine. Il souligne des facteurs possibles de vulnérabilité des armées, comme le fait que Paris devient « un désert militaire » et met en lumière les problèmes qui accompagnent toujours ce genre d’opérations, comme « la peur de la bavure ». Il explique les efforts faits pour y pallier, allant des armées à létalité réduite à la mise sur place d’un bataillon de réserve en Ile de France. Il rappelle aussi que le maintien de l’ordre n’est pas au cœur de la mission des forces armées et risque de les divertir de leur mission principale.

Vous retrouverez la vidéo ici:

Rôle des armées dans la défense du territoire… par Ifri-podcast

La deuxième partie du séminaire permet un débat entre le Général Charpentier et Etienne de Durand, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri, Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et Jean-Dominique Merchet, auteur du blog Secret-Défense. Sont discutés notamment l’état d’urgence en Nouvelle Calédonie, les priorités capacitaires pour le Livre blanc, les relations entre hiérarchie militaire et hiérarchie civile, et l’équilibre que peuvent trouver – ou pas – les armées entre leurs différents rôles, allant de l’Afghanistan à Vigipirate.

Voici la vidéo du débat:

Débat – Rôle des armées dans la défense du… par Ifri-podcast

Retrouverez aussi sur Twitter @UltimaRatio_ le fil des propos de nos intervenants et des débats.

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Comprendre le budget de la défense français en vidéo

Lundi, 4. février 2013 8:27

Comme certains d’entre vous le savent, le Laboratoire de Recherche sur la Défense de l’Ifri (LRD), la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et Secret-Défense ont organisé le 24 janvier dernier un séminaire-sandwich autour de Martial Foucault. Il portait sur « Le budget de la Défense française : quelles évolutions en 2012-2013 ? ».

Martial Foucault est professeur agrégé de science politique à l’Université de Montréal et directeur du Centre d’Excellence sur l’Union Européenne (Université de Montréal/McGill University). Vous vous en souviendrez peut-être, l’Ifri a publié, en avril 2012, son étude remarquée sur les budgets de défense : « Les budgets de défense en France, entre déni et déclin » (Focus stratégique, numéro 36).

L’intervention de M. Foucault était structurée en quatre points: (1) Comprendre le budget de la défense française; (2) les lois de programmation, (3) le dilemme « welfare vs. warfare », et enfin (4) la comparaison de l’effort budgétaire de défense français avec celui des autres puissances, notamment émergentes. Si vous n’avez pas pu y assister et que le live-tweet ne vous a pas suffit, retrouvez la vidéo ici :

Le budget de la Défense française : quelles… par Ifri-podcast

Le séminaire était suivi d’un passionnant débat avec Etienne de Durand, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri, et Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique. Vous le retrouverez ici :


Débat – Le budget de la Défense française… par Ifri-podcast

Le prochain séminaire sandwich aura lieu le 14 février, de 12h à 14h, toujours à l’Ifri, avec le général Charpentier, gouverneur militaire de Paris sur « Le rôle des armées sur le territoire national: scénarios ». Inscription: strategie@ifri.org

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