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Bruno Tertrais (FRS) : scénarios pour les capacités et la posture nucléaires françaises (Les vidéos)

Mercredi, 16. mai 2012 8:10

Dans le cadre du cycle de séminaires « 2012 La Défense en question », le Centre des études de sécurité (CES) de l’Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) ont organisé un séminaire-sandwich le 10 mai, autour de Bruno Tertrais, expert en prolifération et dissuasion nucléaires et maître de recherche à la FRS.

Les élections présidentielles et législatives de 2012 constituent une occasion unique pour ouvrir un débat public et dépassionné sur les réalités de la défense française et les difficultés, notamment budgétaires, auxquelles elle est confrontée. Lors de ce séminaire, Bruno Tertrais a présenté plusieurs scénarios pour la stratégie nucléaire française, dont une mise en pool entre forces britanniques et françaises (scénario 3). Pour voir ou revoir son analyse de la dissuasion française:


Une vision de la stratégie nucléaire française par Ifri-podcast

Le séminaire était suivi d’un débat engagé avec Etienne de Durand, directeur du CES, Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et Jean-Dominique Merchet, auteur du blog Secret-Défense. Bruno Tertrais y parle notamment de la dissuasion élargie et de la relation entre dissuasion et forces conventionnelles. Il prodigue également quelques conseils au nouveau président de la République.


Débat sur la stratégie nucléaire française par Ifri-podcast

Rendez-vous le 31 mai pour le prochain séminaire sandwich…

Catégorie: Divers | Commentaires (0) | Auteur: Aline Lebœuf

Blessures invisibles: vers une meilleure prise en charge?

Vendredi, 20. avril 2012 10:58

Selon un article du New York Times, le Department of Veterans Affairs prévoit de recruter 1600 psychologues, psychiatres et autres spécialistes de la santé mentale pour prendre soin des anciens combattants, d’Irak, d’Afghanistan, mais aussi du Vietnam. Depuis 2009, le ministère fait d’importants efforts pour améliorer la prise en charge des blessures invisibles de ceux qui ont servi sous le drapeau américain, mais se voit toujours reprocher de ne pas en faire assez.

Pourtant, l’offre de soins pour les vétérans n’est pas la seule ligne d’effort des Etats-Unis dans ce domaine. Une initiative originale vise à prévenir les blessures invisibles très en amont. Il s’agit d’offrir, dès leur recrutement, aux soldats, mais aussi à leur famille, un cadre, le programme Comprehensive Soldier Fitness, qui les prépare psychologiquement à la réalité du « conflit persistant », et tente de déceler les fragilités individuelles pour mieux les réparer, renforcer les forces de chacun et la résilience des militaires et de leurs proches. Un numéro de la revue American Psychologist en présente l’approche et la méthode, avec notamment un papier de George W. Casey Jr., le chef d’Etat major de l’armée de terre américaine. Il s’agit d’abord d’un test, en ligne, d’auto-évaluation (Global Assessment Tool, en janvier 2011, 900 000 militaires l’avaient rempli). La deuxième étape consiste en des modules à faire soi-même en fonction des résultats du test. Le troisième niveau consiste en la formation de formateurs à la résilience (2 500 formés en janvier 2011) devant être déployés dans chaque bataillon et brigade pour enseigner la résilience. Le 4ème volet du programme consiste en des cours obligatoires d’entraînement à la résilience.

Face à ces efforts américains pour prendre en charge les « troubles du vent du boulet », en amont et en aval des guerres, les efforts français peuvent paraître manquer de souffle et de ressources. Il semble qu’une importante pression s’exerce sur le MINDEF qui, de son côté, fait son possible pour rendre lisibles et coordonner les offres de soins et de soutien. Suite à la production d’un « plan d’action troubles psychiques post-traumatiques dans les armées, 2011-2012″, le 10 mars 2011, un bureau médico-psychologique a été créé au sein du service de santé des armées (un psychiatre et un psychologue). Ce bureau vise à coordonner les différents services psychiatriques et psychologiques relevant du service de santé des armées (SSA), de l’armée de Terre, l’armée de l’Air, la Marine et la gendarmerie, chacun fonctionnant selon des logiques et avec des pratiques différentes, et avec chacun l’avantage d’être adapté aux besoins du service (terre, air, etc.) dont il relève. Un SIMPA, « service d’intervention médico-psychologique », ou de fait un réseau, regroupant tous les cliniciens des différents services, doit être créé. Il s’agit aussi d’améliorer la collecte des statistiques sur les troubles post-traumatiques, sur lesquels le SSA n’a pas de données fiables. Or, faute de statistiques, il est difficile d’évaluer précisément l’impact des efforts français.

Catégorie: Analyses | Commentaires (0) | Auteur: Aline Lebœuf

Infected… et MutH5N1

Jeudi, 22. mars 2012 8:39

La Commission européenne vient de publier une bande dessinée, Infected, de Jean David Morvan et Huang Jia Wei (Luxembourg, Publication Office of the European Union, 2011). La BD raconte l’histoire d’une pandémie qu’un homme arrivé du futur permet d’empêcher. Le graphisme est excellent, l’histoire un peu convenue : elle met en avant un trio de coordinateurs européen, américain et onusien sur la grippe/les pandémies/les affaires sanitaires qui rappelle le trio de coordinateurs qui avait joué un rôle important dans la gestion de la grippe aviaire à partir de 2003 (Alain Vandersmissen pour l’UE, John Lange pour les Etats-Unis, David Nabarro pour l’ONU). Une assistante chinoise tient le rôle principal : avec l’aide de l’homme venu du futur, elle sauve son boss atteint d’une maladie mortelle transmise par un singe, puis, comble du kitsch, une fois la maladie maîtrisée, embrasse l’homme du futur. Le livre se termine, outre le baiser, sur une présentation pédagogique de l’approche « Une santé » (One Health). Celle-ci doit permettre de lutter contre les maladies émergentes en liant santé humaine et animale, sans créer de nouvelles structures (grâce à un travail en réseau entre les structures existantes) et – nous promet la BD – sans nécessiter de financements supplémentaires. Sur ce sujet, je vous recommande d’ailleurs l’étude que j’ai réalisée il y a un an pour le programme santé et environnement de l’Ifri.

Outre qu’il est utile de communiquer sur l’approche Une Santé, encore fort peu connue, cette BD nous permet surtout de revenir sur un débat violent en cours au sein de la communauté scientifique travaillant sur la grippe. En 2011, deux équipes de chercheurs ont manipulé le virus H5N1 pour le rendre plus contagieux pour les furets. Pour rappel, H5N1 aurait un taux de mortalité (discuté) de 60%. On peut donc imaginer le risque pris si un tel virus était diffusé dans la nature (encore que les scientifiques discutent la portée de ce risque). Le National Science Advisory Board for Security (NSABS) américain a demandé d’expurger les publications que ces chercheurs voulaient diffuser dans Science et Nature. Le New York Times a publié un édito demandant la destruction de ces virus. Et la communauté scientifique s’est divisée. On trouve d’un côté les partisans d’une meilleure sécurité biologique (biosafety) contrôlant ce genre d’expérience, évitant de les mettre à disposition des biologistes amateurs ou Do It Yourself et les confinant à des laboratoires P4 (et non P3+ comme dans les deux expériences). De l’autre côté, on compte les partisans de la liberté de la recherche scientifique, convaincus que ces expériences contribuent à améliorer la santé publique. Ron Fouchier, le responsable de la première équipe, et ses collègues ont alors appelé à un moratoire de deux mois sur leurs recherches. Enfin, un colloque de l’OMS a quant à lui conclu que les recherches pouvaient être publiées de façon intégrale.

On note donc un véritable schisme au sein d’une communauté scientifique, autrefois unie dans la dénonciation du danger qu’ont constitué la grippe aviaire puis la grippe de 2009. Un des enjeux sous-jacent à cette crise provient de la mise en œuvre de l’accord d’avril 2011 obtenu par l’OMS sur la coopération entre pays développés et en développement pour faciliter les échanges de cellules souches : alors que longtemps le refus de l’Indonésie de partager les cellules souches de H5N1 compliquait la coopération internationale dans ce domaine, cet accord a permis de trouver un compromis et de relancer la coopération. Or si les Etats-Unis, et en l’occurrence le NSABS, peuvent décider façon unilatérale quelles connaissances scientifiques peuvent être diffusées, voire quelles recherches peuvent être conduites, et dans quelles conditions, cela peut avoir un impact sur l’accès à ces informations des scientifiques des pays en voie de développement voire leur capacité à conduire eux-mêmes de telles recherches (peu disposent d’un laboratoire P4) et donc risque de remettre en cause le bon fonctionnement de l’accord. Surtout, l’approche One Health de la Commission européenne souligne que le danger provient de l’interface entre homme, nature et animal, les maladies animales pouvant se transmettre à l’homme (zoonoses) dès lors que l’environnement est modifié. Or ce débat sur MutH5N1 souligne que ce danger peut, de fait, provenir des laboratoires et des scientifiques eux-mêmes, pourtant censés nous protéger. Cette « crise » permet de remettre en avant de la scène médiatique les questions grippales, après la controverse de la grippe 2009, mais elle le fait d’une façon bien moins consensuelle que la BD Infected : surtout elle témoigne des limites de l’approche en réseau quand il n’existe pas d’accord sur la stratégie à adopter pour gérer les maladies émergentes, donc les grippes mutantes.

Outre les sources en lien, je vous recommande l’article d’Hervé Ratel, « Fallait-il manipuler H5N1 ? », Sciences et Avenir, mars 2012, n° 781.

Catégorie: Analyses, Lu, vu, attendu | Commentaires (0) | Auteur: Aline Lebœuf

Louis Gautier (PS) sur la défense française: les vidéos

Vendredi, 2. mars 2012 6:39

Dans le cadre du cycle de séminaires sur « 2012 La défense en question », organisé par le Centre des études de sécurité (CES) de l’Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), nous avons reçu à l’Ifri, le 16 février 2012, Louis Gautier, conseiller maître à la Cour des comptes et professeur de science politique à l’Université Lyon III – mais aussi et surtout expert des questions de défense au PS et président du groupe Orion à la fondation Jean Jaurès.

Son intervention a porté sur la « Une vision (engagée à gauche) du futur de la Défense française ». Si François Hollande est élu, la politique de défense du PS devrait s’inscrire dans la continuité des politiques suivies par le  gouvernement actuel. Par ailleurs, alors que 5 ans plus tôt, lors du premier cycle de séminaires sandwichs, Louis Gautier semblait optimiste sur l’Europe de la Défense, il constate et regrette aujourd’hui « qu’elle [soit] en panne institutionnellement, militairement, industriellement ».

Voici la vidéo [ou plus exactement la bande-son, la vidéo n'ayant pas marché en raison d'un problème technique, d'où la photo de Louis Gautier immobile, façon ORTF ou pub à la télé irlandaise des années 70 - surtout, que cela n'arrête pas tous ceux qui s'intéressent à la défense française, car l'intervention en vaut la peine] :


Une vision pour le futur de la Défense française… par Ifri-podcast

Le séminaire était suivi d’une discussion avec Etienne de Durand, directeur du CES, Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et Jean-Dominique Merchet, auteur du blog Secret-Défense. Voici la vidéo de ce débat:


Débat sur le futur de la Défense française… par Ifri-podcast

Catégorie: Divers | Commentaires (1) | Auteur: Aline Lebœuf

FRUK ou FRALL / Outre-Manche, Outre-Rhin: les vidéos

Jeudi, 9. février 2012 6:32

Dans le cadre du cycle de séminaires sur « 2012, la Défense en question », le Centre des études de sécurité (CES) de l’Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) ont organisé un séminaire-sandwich, le 26 janvier, qui portait sur le thème « Outre-Manche ou Outre-Rhin? ».

Le séminaire confrontait les visions d’Alastair Cameron, chercheur associé au Royal United Services Institute et à la FRS sur le FRUK, et de Claudia Mayor, chercheur à la Stiftung Wissenschaft und Politik (SWP) à Berlin sur le FRALL (coopération franco-allemande dans le domaine de la Défense).

Ce séminaire permet entre autres de souligner que sans coopération, les trois acteurs, France, Allemagne et Royaume-Uni risquent de perdre leurs capacités de Défense, ce qui posera d’autant plus problème que les Etats-Unis réorientent leur stratégie vers l’Asie. Cela pourrait se traduire selon Claudia Mayor par trois pertes majeures (capacité, influence, industrie). Cependant, les cultures stratégiques opposées de la France et de l’Allemagne limitent les possibilités de coopération, même si cette dernière est nécessaire. Claudia Mayor va plus loin en faisant l’hypothèse qu’en 2016, l’Allemagne aura le plus grand budget de Défense au sein de l’UE. Voici son intervention :

Les relations franco-allemandes en matière de… par Ifri-podcast

Pour Alastair Cameron, les Britanniques ont fait le constat de l’échec de la Défense européenne, mais l’opération en Libye de 2011 les a convaincus de l’importance du FRUK et les partenariats envisagés prouvent la confiance qui existe entre Français et Britanniques dans ce domaine. Vous pourrez regarder la vidéo de son intervention ici :
Les relations franco-britanniques en matière de… par Ifri-podcast

Ces présentations ont été suivies d’une discussion très vive, qui permet de mieux comprendre les difficultés rencontrées par ces coopérations et d’en préciser les détails, avec Etienne de Durand, directeur du CES (qui parle notamment de « mariage de raison » avec les Britanniques et critique la Brigade Franco-Allemande), et Camille Grand (qui rappelle que paradoxalement, le pays avec lequel la DGA coopère le plus, c’est l’Italie…), directeur de la FRS.
. Voici la vidéo du débat :


Quelle alliance pour la Défense française… par Ifri-podcast

Catégorie: Lu, vu, attendu | Commentaires (2) | Auteur: Aline Lebœuf

L’Europe de la défense en crise ? Les vidéos

Mercredi, 1. février 2012 7:00

Le séminaire sandwich Ifri/FRS/Secret Défense du 19 janvier fait partie des séminaires du cycle « 2012 La défense en question » qui ont eu le plus de succès, avec un taux de participation record. Alors que l’Union européenne semble être un acteur de moins en moins évident dans le domaine de la défense, le sujet continue de passionner, au delà des clivages politiques et nationaux. Afin d’assurer un débat enrichissant, le séminaire réunissait et confrontait un professeur (britannique) de Yale, Jolyon Howorth, plutôt optimiste, et notre panel de discutants (français), plutôt sceptique.

« L’Union européenne [est-elle] encore un acteur en matière de défense ? ». C’est le sujet de l’intervention originale de Jolyon Howorth qui rappelle en introduction que l’Europe de la Défense n’est pas la défense collective, que des avancées ont eu lieu (ce n’est pas une illusion) mais qu’on peut néanmoins parler, depuis la Libye, de crise existentielle, aggravée par une crise de l’euro dont l’évolution conditionnera le retour des projets européens dans les domaines stratégiques. Il note 5 obstacles ou « mauvaises nouvelles » pour le développement de l’Europe de la Défense : l’absence de vision stratégique de l’UE ; le repli américain qui, bien que pouvant être une opportunité pour l’UE, doit être pris au sérieux par ses membres ; les dépenses européennes dans le domaine de la défense, importantes mais mal coordonnées ; une politique étrangère de l’UE qui peine à être visible sur la scène internationale, en étant par exemple  inexistante à l’occasion du Printemps arabe. Enfin, l’Europe, dépendante de régions instables sur lesquelles elle a de moins en moins de prise, démographiquement bien peu dynamique et disposant de peu de ressources naturelles propres, semble être de moins en moins au centre du monde.

Pour compenser ces difficultés, Jolyon Howorth propose deux bonnes nouvelles, que vous découvrirez dans la vidéo…

L'Union européenne : un acteur en matière de… par Ifri-podcast

Le séminaire était suivi d’une discussion animée avec Etienne de Durand, directeur du CES de l’Ifri, Yves Boyer, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique et Jean-Dominique Merchet, auteur du blog Secret-Défense. Voici la vidéo intégrale de ce débat :

DÉBAT – L'Union européenne : un acteur en… par Ifri-podcast

Catégorie: Divers | Commentaires (0) | Auteur: Aline Lebœuf

L’OTAN, toujours fiable? Les vidéos

Mercredi, 14. décembre 2011 7:09

Nous vous annoncions, il y a quelques jours, la tenue le 8 décembre d’un évènement sur « l’OTAN, toujours fiable? », dans le cadre du nouveau cycle de séminaires « 2012, La défense en question », organisé par le Centre des études de sécurité (CES) de l’Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Pour ceux qui ne pouvaient être à l’Ifri ce jour là, voici les vidéos :

Les deux premières vidéos confrontent les visions de l’OTAN de Benoît d’Aboville, ancien représentant permanent de la France auprès de l’OTAN et de Diego Ruiz Palmer, directeur de la capacité d’analyse stratégique au siège de l’OTAN.

L’Alliance, dépeinte par Benoît d’Aboville à l’aide d’images fortes (des « slogans » selon Diego Ruiz Palmer…), nécessite d’importants ajustements :


L'OTAN, toujours fiable ? [1/3] par Ifri-podcast

Pour Diego Ruiz Palmer, au contraire, l’Alliance a fait les preuves de ses capacités d’adaptation et est un instrument dont il n’est plus nécessaire de discuter la fiabilité ou la pertinence :


L'OTAN, toujours fiable ? [2/3] par Ifri-podcast

Troisième temps de la rencontre, le débat engagé entre les deux intervenants et nos trois panélistes (Etienne de Durand, directeur du CES, Jean-François Daguzan, Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, Jean-Dominique Merchet, auteur du blog Secret-Défense) permit, outre un florilège d’images parfois assez drôles et osées sur l’OTAN, de s’interroger entre autres sur le concept d’allié et les engagements qu’il implique, sur les objectifs stratégiques de l’OTAN et enfin sur ses implications capacitaires.


L'OTAN, toujours fiable ? [3/3] par Ifri-podcast

En conclusion, si vous n’avez pas pu être des nôtres jeudi dernier, vous aurez certes manqué l’atmosphère inimitable de nos séminaires sandwichs ainsi que le débat avec le public (qui n’est pas filmé), mais grâce à Ultima Ratio, vous pouvez malgré tout participer au premier pas de notre réflexion de fond en trois mouvements sur les alliances de la France, alors que se profile le désengagement américain. Tous vos commentaires seront, comme toujours, les bienvenus.

Catégorie: Divers | Commentaires (0) | Auteur: Aline Lebœuf

Heisbourg sur le « Livre Blanc »: les vidéos

Samedi, 19. novembre 2011 9:49

Comme nous vous l’annoncions lundi, dans le cadre des séminaires sur « 2012 La défense en question », le Centre des études de sécurité (CES) de l’Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) ont organisé jeudi 17 novembre un séminaire-sandwich consacré au « Livre blanc: bilan et perspectives« . L’intervenant, François Heisbourg, est conseiller spécial à la FRS et ancien membre de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008. Voici la vidéo de sa présentation :


Le Livre blanc de la Défense : bilan et… par Ifri-podcast

Cette intervention a été suivie d’une discussion avec Etienne de Durand, directeur du CES et contributeur de ce blog, Yves Boyer, directeur adjoint de la FRS et Jean-Dominique Merchet, auteur du blog Secret-Défense.


Le Livre blanc de la Défense : bilan et… par Ifri-podcast

Catégorie: Divers | Commentaires (0) | Auteur: Aline Lebœuf

Alain Chouet sur le terrorisme à l’Ifri : les vidéos

Mercredi, 2. novembre 2011 17:07

Comme vous le savez, le Centre des études de sécurité (CES) de l’Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) ont lancé un nouveau cycle de séminaires sur « 2012 La défense en question« .

La session du 27 octobre de 12h à 14h donnait la parole à Alain Chouet, ancien officier de renseignement français, sur le thème « Bilan de 10 ans de guerre contre le terrorisme« .

Le séminaire était suivi d’une discussion avec Camille Grand, directeur de la FRS, Etienne de Durand, directeur du CES, et Marc Hecker, chercheur au CES.

Voici trois extraits de l’intervention d’Alain Chouet, suivi de la version intégrale de son intervention:

- Comment traiter la menace terroriste aujourd’hui:


Comment traiter la menace terroriste aujourd'hui par Ifri-podcast

- Quel continuum entre Frères musulmans et terrorisme?


Quel continuum entre Frères musulmans et… par Ifri-podcast

- Les réseaux Haqqani et l’avenir du jihad


Le réseau Haqqani et l'avenir du jihad… par Ifri-podcast

- la vidéo intégrale de l’intervention:


Bilan de 10 ans de guerre contre le terrorisme par Ifri-podcast

Enfin, voici la vidéo de la discussion entre Alain Chouet et ses trois discutants :


Bilan de 10 ans de guerre contre le terrorisme -… par Ifri-podcast

Catégorie: Divers | Commentaires (0) | Auteur: Aline Lebœuf

Violences politiques en Sierra Leone, malgré dix ans de paix

Dimanche, 25. septembre 2011 21:00

La Sierra Leone devrait célébrer début 2012 une décennie de paix, rendue possible notamment par l’intervention du Royaume-Uni et des Nations Unies. Alors qu’aujourd’hui cette présence internationale est réduite à une peau de chagrin, la perspective des élections présidentielles et législatives 2012 renforce les tensions et de nouvelles violences ont éclaté le 3 septembre à Kono et le 9 septembre à Bo, deuxième ville du pays. De telles violences avaient déjà éclaté avant les élections présidentielles en 2007 et en 2009.

La guerre avait fait en partie disparaître l’opposition entre le Nord (représenté par le parti APC) et le Sud (représenté par le parti SLPP) de la Sierra Leone, cependant cette opposition a réapparu dès les élections de 2002 et structure véritablement la vie politique sierra-léonaise. Une vieille pratique sierra-léonaise consistait à mobiliser des jeunes pour défendre les intérêts d’un candidat, si besoin en recourant à la violence, comme l’a montré l’anthropologue américaine Mariane Ferme. Or, depuis 2007, les partis ont commencé à remobiliser d’anciens combattants, donnant lieu à de nouvelles confrontations ponctuelles lors d’élections et dans les parties de la Sierra Leone les plus disputées, aux frontières entre zone APC et zone SLPP.

Ces violences, pour Lans Gberie, s’expliquent par un climat d’impunité et la présence limitée de la police et s’accompagnent de provocations entre religions inquiétantes. Elles semblaient avoir diminué depuis 2009, mais des affrontements ont eu lieu début septembre à Kono, à l’Est du pays, puis le vendredi 9 septembre à Bo, au centre de la Sierra Leone. Il y aurait eu un mort et 23 blessés (voir aussi ici). On trouve en ligne des images de ces violences (ici), qui ont vu à la fois une attaque contre Maadia Bio, le candidat du SLPP aux prochaines élections présidentielles (blessé par des pierres, voir la vidéo), suvi de l’incendie de plusieurs bâtiments de l’APC et de résidences de personnalités locales de l’APC.

Maadia Bio (ancien brigadier) fut le chef de l’Etat sierra léonais pendant quelques mois en 1996 : il avait pris le pouvoir par un coup d’Etat puis organisé les élections présidentielles ayant permis le retour de la démocratie en Sierra Leone.

Ces affrontements sont inquiétants, d’autant qu’ils s’accompagnent d’une couverture des évènements par la presse souvent partielle, manquant de modération voire jetant de l’huile sur le feu. Notons qu’on a pu aussi observer des violences similaires au Liberia, ce qui témoigne que le jeu démocratique, s’il est bien implanté dans la région (au point de structurer les violences), reste un jeu dangereux et volatile. Cela augure mal des prochaines élections, en 2012, d’autant que les forces de sécurité sierra-léonaises, bien que réformées et plus efficaces qu’il y a dix ans, restent prisonnières du bon vouloir du politique. Si ce dernier reste incapable de réguler le jeu partisan, et son propre recours aux anciens combattants, les forces de sécurité sont condamnées à tenter d’éteindre, difficilement, les braises sur lesquelles les politiques ont soufflé. Elles risquent pour ce faire, d’avoir elles mêmes recours à une force de plus en plus excessive et de se faire instrumentaliser par le pouvoir (défendant l’APC davantage que le SLPP comme en 2009).

 

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