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La défense française à l’heure des choix budgétaires

Lundi, 14. mai 2012 8:20

Le nouveau gouvernement, qui sera nommé dans quelques heures, devra effectuer des arbitrages budgétaires importants. Dans ce contexte, Ultima Ratio a posé quatre questions à Martial Foucault, auteur du récent Focus stratégique consacré aux Budgets de défense en France.

Ultima Ratio: Les questions de défense en général, et des crédits militaires en particulier, ont été pratiquement absentes de la campagne électorale. L’analyse de long terme démontre-t-elle un biais partisan en matière de budgets de défense entre gauche et droite ? Les dépenses sociales impliquent-elles un effet d’éviction sur les dépenses militaires ?

Martial Foucault: En effet, les questions de défense et en particulier de choix budgétaires ont une nouvelle fois été oubliées durant cette campagne présidentielle. Contrairement à d’autres démocraties, le système semi-présidentiel français semble privilégier le consensus sur de tels enjeux au nom du fameux « domaine réservé » car le président de la République reste le chef des armées. Cette situation semble même emblématique de l’évolution des budgets de défense depuis le début des années 1980. Il n’existe pas à proprement parler de corrélation significative entre les gouvernements de droite et de gauche et le volontarisme budgétaire de défense. En moyenne, les gouvernements de gauche ont augmenté le budget de défense de 0,17% et ceux de droite de 0,12%,  certes dans des contextes parfois différents. Ce sont donc davantage les conditions économiques et la situation des finances publiques qui déterminent l’augmentation ou la diminution relative de l’effort de défense. Deuxième budget régalien après l’éducation nationale, la défense voit sa part dans le budget de l’Etat diminuer régulièrement depuis 1988 (10% en 2010 contre 14% en 1988). Globalement, on observe en France comme dans plusieurs pays européens une lente transformation d’un modèle dit « warfare » vers un modèle dit « welfare ». Les dépenses sociales ont augmenté à un rythme annuel de 3,35% contre 2,31% pour les dépenses de défense sur la période 1995-2010. Il est évident que les années de faible croissance économique ont eu pour conséquence d’accorder une priorité plus grande aux dépenses de redistribution qu’aux dépenses militaires, alors même que l’engagement de la France dans des zones de conflit n’a jamais été aussi important ces 15 dernières années. Le modèle français de défense atteint donc aujourd’hui une forme de surchauffe budgétaire.

 

- UR: Le Livre blanc de 2008 proposait de revaloriser l’effort de défense français avec une augmentation de 1% par an jusqu’en 2020. Quatre ans après, où en sommes nous de la réalisation de ces objectifs ? Quelles sont les perspectives à venir ?

MF: Longtemps réclamé par les autorités militaires, le Livre blanc avait pour objectif de réviser le modèle d’armée 2015, issu du Livre blanc de 1994. Impossible à atteindre à mois d’injecter 30 milliards d’euros sur six ans, le Livre blanc de 2008 visait à réorienter les missions de défense de la France en accordant une priorité plus grande aux fonctions de renseignement, en améliorant la déployabilité des forces, en augmentant de 3 milliards d’Euros par an les dépenses d’équipement jusqu’à 2020 et en réformant le ministère de la Défense (par une baisse de 54 000 personnels). Aujourd’hui, le bilan des 4 premières années laisse craindre le pire pour le futur. Selon un rapport de la commission des Finances du Sénat en novembre 2011, l’application de la règle du « gel en volume » implique un manque à gagner de 15 milliards d’euros d’ici 2020 alors que le principe du « gel en valeur » déboucherait sur une perte de 29 milliards d’euros entre 2009 et 2020. Entre ces deux estimations, il faut rajouter l’accumulation du décalage entre les autorisations d’engagements et les crédits de paiement qui pèse pour près de 46 milliards d’euros (dont 30 milliards pour la période 2006-2012) pour les seuls crédits d’équipement. En conséquence, l’après-2012 s’annonce d’ores et déjà comme une période incertaine : certains paramètres économiques exigeront du prochain gouvernement qu’il fasse preuve d’innovation budgétaire, plutôt que de s’en remettre à une loi de programmation militaire marquée par une perpétuelle cure d’amaigrissement.

 

- UR: Enoncée dans les années 1970, la « loi d’Augustine » prévoyait à budget de défense constant la réduction des quantités et des effectifs – un arbitrage contraint résultant de l’inflation continue des coûts technologiques. Cette loi continue-t-elle à se vérifier aujourd’hui ? Quels scénarios peut-on en déduire pour l’avenir des forces occidentales ?

MF: La nature cyclique des dépenses d’équipement, conjuguée à une inflation des prix militaires et des révisions d’acquisitions, soulève une question déjà abordée aux Etats-Unis sous le nom de loi d’Augustine. La loi d’Augustine, du nom de l’ancien directeur de Lockheed Martin et ancien secrétaire de l’US Army dans les années 1970, Norman Augustine, désigne tout simplement l’augmentation non contrôlée du coût d’acquisition des systèmes d’armes alors que les budgets de défense suivent une tendance haussière moins rapide voire stable (en euros constants). Une illustration de cette loi débouche par exemple par la multiplication par 4 du coût d’un avion tactique tous les 10 ans. En France, l’évolution du prix des biens militaires augmente plus vite que le niveau d’inflation, à partir duquel sont construits les budgets de défense. Par conséquent, la logique comptable qui consiste à disposer de matériels de plus en plus coûteux en fonction de ressources disponibles de plus en plus rares s’opposera très vite à une logique militaire incompatible avec le fait de disposer seulement de peu de matériels même suréquipés. Il n’existe pas de parfaite substitution entre la qualité et la quantité des armements.

- UR: La France dispose aujourd’hui du 5e budget de défense au monde (après les Etats-Unis, la Chine, la Russie et la Royaume-Uni). Qu’en est-il des tendances à l’échelle internationale ? Assiste-t-on à un phénomène de rattrapage de la part des pays émergents ?

MF: En 2012, le niveau des dépenses militaires mondiales s’établissait à 1740 milliards de dollars. Sans surprise, les Etats-Unis maintiennent leur statut de puissance militaire avec un budget de défense de 711 milliards de dollars, soit un montant 13 fois supérieur à celui de la France. Parmi les 10 pays dépensant le plus pour leur défense, seuls la Chine (+6,7 %), la Russie (+9,5 %) et l’Arabie Saoudite (+2,2 %) ont augmenté leurs dépenses militaires en 2011 dans un contexte de croissance économique mondiale ralentie alors que les autres pays ont réduit leur effort de défense. Finalement, il semble qu’une nouvelle période émerge, caractérisée par une évolution assez nette des rapports de forces entre puissances militaires, avec d’un côté la montée en puissance de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Afrique, et de l’autre le déclin, même timide, des Etats-Unis (41% des dépenses mondiales) et surtout de l’Europe. Ce portrait global reste fragile et étroitement lié à l’intensité des zones de conflits contemporains et la nature des menaces qui pèse sur la sécurité des Etats.

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Les budgets de défense en France, entre déni et déclin

Vendredi, 11. mai 2012 9:12

Le Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) de l’Ifri vient de publier le numéro 36 de la série Focus stratégique, intitulé:

Les budgets de défense de la France, entre déni et déclin

Martial Foucault est professeur agrégé de science politique à l’Université de Montréal et directeur du Centre d’Excellence sur l’Union Européenne (Université de Montréal/McGill University). Depuis 2010, il est éditeur associé de la revue Canadian Public Policy. Ses champs de spécialisation sont l’économie politique (internationale), les politiques publiques, les comportements électoraux ainsi que les techniques quantitatives.

Son nouveau Focus stratégique est téléchargeable ici.

Le résumé du papier:

Le budget de la défense, quatrième poste de dépenses de la République, est rarement soumis à un débat public. Ces trente dernières années, cette question a été marquée tour à tour par le désir de toucher les « dividendes de la paix » au lendemain de la guerre froide, la professionnalisation de 1997 et le durcissement des opérations extérieures après le 11 septembre 2001. Ces fluctuations se sont inscrites dans un contexte économique et social contraint dans lequel les dépenses militaires ont joué le rôle de variable d’ajustement – et ce, quelles qu’aient été les majorités au pouvoir. Alors que le nouveau cadre budgétaire mis en place par la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) devait permettre une meilleure gestion des dépenses, le Livre blanc de 2008 affichait des objectifs qui sont vite apparus comme irréalistes, compte tenu de la rapide détérioration des finances publiques. Dans un contexte international marqué depuis une décennie par l’augmentation des dépenses militaires, il convient de s’interroger sur les arbitrages budgétaires qui décideront demain de l’avenir de la défense de la France.

Ainsi que le sommaire:

Introduction

Un budget de la défense  en trompe l’œil

Des lois de programmation militaire intenables

Choix budgétaires : « welfare vs. warfare » ?

Comparaisons internationales : maintien ou déclassement ?

Conclusion

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Intifada française? Marc Hecker répond à Grotius International

Dimanche, 6. mai 2012 14:56

A l’occasion de la parution du livre Intifada française ? De l’importation du conflit israélo-palestinien (Ellipses, 2012), Grotius International a posé trois questions à son auteur, Marc Hecker.

- Les associations pro-israéliennes et pro-palestiniennes sont nombreuses en France. A quand remontent les débuts du militantisme lié au conflit israélo-palestinien ?

Il faut remonter à la guerre des Six Jours en 1967 pour voir un véritable décollage du militantisme en France lié au conflit israélo-palestinien. Dans les semaines qui précèdent cette guerre, les déclarations belliqueuses des leaders arabes, en particulier du Palestinien Ahmed Choukeiry, font craindre un nouveau génocide, 22 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale. En France, les groupes de soutien à Israël se multiplient. Dans la capitale, environ 30 000 personnes se réunissent devant l’ambassade d’Israël, le 31 mai 1967. La victoire éclair de l’armée israélienne se traduit par l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Dès lors, des associations de soutien aux réfugiés palestiniens sont créées, à l’instar de l’Association de solidarité franco-arabe (ASFA). Le militantisme pro-palestinien se structure alors autour de quatre tendances : les militants laïques arabes qui se trouvent ainsi une nouvelle cause après l’indépendance de l’Algérie, les militants d’extrême gauche qui considèrent Israël comme un suppôt de l’impérialisme, une partie des gaullistes qui, comme leur chef, rejettent la responsabilité de la guerre des Six Jours sur Israël et enfin des militants catholiques regroupés autour de l’hebdomadaire Témoignage chrétien.

- Aujourd’hui, le militantisme lié au conflit israélo-palestinien est-il essentiellement de nature religieuse ?

La communauté juive organisée joue un rôle important dans le militantisme pro-israélien. Les manifestations pro-israéliennes sont souvent organisées par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) ou par des organisations membres de ce conseil, à l’instar de l’Union des étudiants juifs de France. En dehors de la communauté juive, le mouvement évangélique – encore limité en taille mais en plein développement en France – soutient Israël. Par ailleurs, une des plus anciennes structures pro-israéliennes, l’Association France-Israël, est une organisation laïque. Du côté pro-palestinien, les associations islamiques se sont développées dans les années 1990. Le Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP), réputé proche des Frères musulmans, a par exemple été créé en 1990. Dans les grandes manifestations pro-palestiniennes, il est fréquent que des prières spontanées aient lieu. Les associations laïques restent toutefois les plus visibles. L’extrême gauche est en particulier toujours très présente dans la sphère pro-palestinienne.

- Jusqu’à quel niveau de violence « l’importation du conflit israélo-palestinien » en France peut-elle escalader ?

L’immense majorité des militants agit de manière pacifique. Ils organisent des manifestations, envoient des courriers aux députés pour tenter de faire évoluer la politique étrangère de la France, essaient de faire passer leur vision de la situation au Proche-Orient dans les médias, etc. Il ne faut pas nier, toutefois,  que le conflit israélo-palestinien a des répercussions violentes en France. Depuis le début de la deuxième Intifada, chaque flambée de violence au Proche-Orient se traduit par une hausse spectaculaire des actes antisémites sur le territoire français. En outre, du côté pro-israélien, il existe aussi des groupuscules violents, en particulier la Ligue de Défense Juive. Toutefois, le niveau de violence observé en France n’est en rien comparable à celui du Proche-Orient et le potentiel d’escalade paraît très limité. Penser que « l’importation du conflit israélo-palestinien » en France pourrait se transformer en véritable guerre civile entre juifs et musulmans relève du fantasme.

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Cruise Missiles and NATO Missile Defense: Under the Radar?

Jeudi, 12. avril 2012 11:52

Le Centre des études de sécurité de l’IFRI a récemment publié le numéro 41 de la série Proliferation Papers intitulé :

Cruise Missiles and NATO Missile Defense: Under the Radar?

L’auteur, Dennis M. Gormley, est Senior Research Fellow au Matthew B. Ridgway Center for International Security Studies et Senior Lecturer à la Graduate School of Public and International Affairs de l’Université de Pittsburgh. Il a présidé ou contribué à de multiples reprises à des groupes d’experts du Department of Defense et de la communauté du renseignement.

Il est l’auteur de trois ouvrages, ainsi que de nombreux chapitres et articles parus dans Survival, The Washington Quarterly, Arms Control Today, Nonproliferation Review, etc.

Résumé de l’article :

The purpose of this paper is to demonstrate that the threat of cruise missile proliferation is as equally challenging to NATO as the threat of ballistic missiles. Over the last two decades, the emergence of cruise missiles and UAVs as a threat has been slow, and governments, particularly the United States, have invested much less in cruise missile defenses than in ballistic missile defenses. Since 2004, however, several new land-attack cruise missile programs have been launched, after a new narrative formed around their strategic value, and as a response to progress achieved by ballistic missile defense systems. Recent cruise missile developments, together with global interest in armed and unarmed UAVs, have worsened the existing threat and may continue to do so. These emerging threats, combined with existing or developing ballistic missile capabilities, could plausibly endanger NATO population centers and forces. While cruise missile defense programs have faced severe cuts in the past years, a range of options could still be implemented to address NATO’s myopic view of missile defense.

Table des matières :

Introduction

The Cruise Missile Threat’s Reluctant Emergence

The Cruise Missile Threat Suddenly Emerges

New Developments in the Cruise Missile Threat

Plausible Threats and Affordable Responses

Concluding Thoughts

Le papier peut être téléchargé ici.

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Danjean: une vision (UMP) pour le futur de la défense française, les vidéos

Mardi, 27. mars 2012 6:54

Dans le cadre du cycle de séminaires sur « 2012 La défense en question », le Centre des études de sécurité (CES) de l’Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) organisaient un séminaire-sandwich, le 22 mars 2012. Notre invité était Arnaud Danjean, expert de l’UMP, député européen et président de la sous-commission sécurité et défense (SEDE) du Parlement européen. Son intervention est le fruit d’une vision personnelle, elle n’engage pas son parti.

Après une analyse des évènements de Toulouse et du coup d’État au Mali (cinq premières minutes), rappelant le problème de la mise en œuvre de la stratégie européenne au Sahel et surtout de la mise en œuvre du volet sécuritaire, il souligne notamment l’importance des enjeux de sécurité (9ème min) pour la présidentielle, notamment au vu du sommet de l’Otan. Pour lui, il ne faut pas parler de « rééquilibrage » entre OTAN et l’UE (minutes 12, puis 28/36) : le retour au sein de l’OTAN n’a pas eu pour conséquence un abandon de la défense européenne ; le danger, si on parle de complémentarité UE/OTAN revient à ce que l’UE abandonne le militaire et soit déclassée stratégiquement. Une autre question qui se pose est celle du maintien souhaitable du budget de la défense (d’ailleurs soutenu par sa famille politique, min 13), « il faut digérer les réformes ». Les menaces sont certes le terrorisme, mais aussi et surtout les « crises régionales très classiques » (min 18) « qui réclament des moyens d’intervention classiques » (exemple libyen). D’autant qu’il faut désormais prendre en compte le retrait américain (min 19): il s’agit là d’un mouvement de réorientation stratégique majeur qui exige un engagement plus fort des européens pour assurer leur propre défense (min 22). Pouvons-nous, voulons-nous encore intervenir avec et sans les Américains (min 24)? Danjean se positionne en faveur de l’Europe de la Défense mais s’interroge: les Européens veulent-ils d’une Europe de la Défense et la France peut-elle la construire seule (min 25)? Il rappelle le rôle que joue la France en faveur de cette défense européenne, y compris dans le soutien à l’agence européenne de défense (AED, min 30), et le débat sur l’OHQ.
Voici la vidéo :

Une vision (UMP) pour le futur de la Défense… par Ifri-podcast

Le séminaire était suivi d’une discussion avec Étienne de Durand, directeur du CES et Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique. Camille Grand met en avant plusieurs interrogations sur les menaces: que penser des hypothèse selon certains que le terrorisme n’est plus la menace ou que l’on sort de la décennie des interventions et que l’on n’en fera plus (minute 0, réponse à minute 9, où AD insiste sur les risques de « coagulation [des menaces] à nos portes »). Or ces crises s’imposent à nous, ce ne sont pas des choix (sauf l’Irak). L’OTAN et le sommet de Chicago (retrait d’Afghanistan, smart defense et bouclier anti-missile) inquiète Camille Grand (réponse d’AD min 17, sur les ravitailleurs entre AED et OTAN, min 22). Camille Grand interroge également les évolutions de la défense européenne (réponse d’AD min 23, insistant sur le capacitaire et non l’opérationnel comme central pour la défense européenne aujourd’hui). Etienne de Durand revient sur les questions de budget, « maintien » certes mais à quel niveau, pour quel niveau d’ambition, quel format d’armée et avec quelles réponses face aux trous capacitaires (min 30) ? Arnaud Danjean (min 35) insiste sur les efforts faits par les forces armées françaises et l’impossibilité d’imposer « une nouvelles saignée », il souligne l’importance de la polyvalence de ces forces (min 39) et discute le rôle de l’Union européenne.
Voici la vidéo :

En Débat – Une vision (UMP) pour le futur de la… par Ifri-podcast

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Sur la piste du terrorisme islamique

Dimanche, 25. mars 2012 21:25

Le 27 mars, France 5 diffusera en première partie de soirée un documentaire intitulé « Sur la piste du terrorisme islamique ».

Deux bonnes raisons de regarder ce documentaire:

- Son auteur n’est autre que Patrick Barbéris qui a notamment réalisé l’excellent « La guerre en face ».

- Un contributeur à Ultima Ratio y fera une brève apparition.

Pour vous mettre dans l’ambiance, vous pouvez lire une interview de Patrick Barbéris sur le site de France 5 et regarder un extrait de « Sur la piste du terrorisme islamique » ci-dessous. Précision importante: les entretiens qui parsèment ce documentaire ont été réalisés plusieurs mois avant les événements de Toulouse et Montauban.

 


“Sur la piste du terrorisme islamique” : le loup… par telerama

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Prochain séminaire-sandwich: « Une vision (UMP) pour le futur de la Défense française »

Jeudi, 15. mars 2012 8:59

Dans le cadre du cycle de séminaires sur « 2012 La défense en question », le Centre des études de sécurité (CES) de l’Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) vous invitent au prochain séminaire-sandwich, qui aura lieu le 22 mars 2012, de 12 à 14h.

Le séminaire se tiendra autour d’Arnaud Danjean, expert de l’UMP, député européen et président de la sous-commission sécurité et défense (SEDE) du Parlement européen.

Le séminaire sera suivi d’une discussion avec Etienne de Durand, directeur du CES, Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et Jean-Dominique Merchet, auteur du blog Secret-Défense.

Contact: Alexandra Vickery, strategie@ifri.org, 01 40 61 60 29

Les inscriptions pour cet évènement sont closes.

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Dancing with the Bear: Managing Escalation in a Conflict with Russia

Mardi, 13. mars 2012 8:41

Le Centre des études de sécurité de l’IFRI a récemment publié le numéro 40 de la série Proliferation Papers intitulé :

Dancing with the Bear: Managing Escalatation in a Conflict with Russia

L’auteur, Forrest E. Morgan, est expert en science politique à la RAND Corporation et professeur associé à la University of Pittsburgh Graduate School of Public and International Affairs. Avant de rejoindre la RAND en 2003, il a servi 27 ans dans la U.S. Air Force.

Il est l’auteur, parmi de nombreuses autres publications, de Deterrence and First-Strike Stability in Space: A Preliminary Assessment (RAND, 2010).

Résumé de l’article :

« Escalation”, the tendency of belligerents to increase the force or breadth of their attacks to gain advantage or avoid defeat, is not a new phenomenon. Systematic thought about how to manage it, however, did not crystallize until the Cold War and the invention of nuclear weapons. Given the limitations identified in these Cold War approaches to escalation and the profound changes that have affected the strategic environment, a new framework for thinking and managing escalation against nuclear adversaries is needed. It should lead to a deeper understanding of the phenomenon of escalation: its dynamics, forms, and the motives that drive it. This paper attempts to fill a gap in the current strategic literature, and explores the challenges that NATO would face in managing escalation in a military conflict with a major nuclear power such as the Russian Federation. Escalation management is about keeping wars limited. In a war against Russia, Western leaders would need to weigh their interests in the issue at stake and adjust their war aims and efforts accordingly. They could secure success only if it is defined and pursued in ways that ultimately allow for compromise and do not threaten the survival of the Russian state or its leaders.

Table des matières :

Introduction

Escalation Management during the Cold War

A New Approach to Escalation Management

Managing Escalation Risks in a Conflict with the Russian Federation

Conclusion

Le papier peut être téléchargé ici.

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Entre ciel et terre. Le débat air-sol et les défis de l’appui-feu

Mardi, 6. mars 2012 10:27

Le Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) de l’Ifri vient de publier le numéro 35 de la série Focus stratégique, intitulé:

Entre ciel et terre. Le débat air-sol et les défis de l’appui-feu

Agrégé d’histoire, Elie Tenenbaum est assistant de recherche au sein du LRD. Doctorant en relations internationales à Sciences Po/CERI dans le cadre d’une convention CIFRE-Défense, il travaille actuellement sur la circulation des savoirs et des pratiques contre-insurrectionnelles en Occident sous la direction de Pierre Mélandri et Maurice Vaïsse. Il est par ailleurs, bien sûr, l’un des principaux contributeurs de ce blog, et ses articles peuvent être consultés ici.

Son nouveau Focus stratégique est téléchargeable ici.

Le résumé du papier :

Les forces de manœuvre ont pour fonction traditionnelle la mobilité et la maîtrise du terrain, là où les forces d’appui (artillerie, aviation) ont pour mission d’appliquer les feux assurant la protection et la liberté d’action des premières. Suite à l’introduction de l’artillerie mobile au XVIIIe siècle, et plus encore avec le développement d’une aviation tactique performante, l’appui-feu a été un facteur tactique crucial lors des grands conflits conventionnels du XXe siècle. Récemment sorti de la marginalité imposée par l’ère nucléaire, l’appui-feu se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins : si, en effet, l’appui aérien (Close Air Support) a pu jouer un rôle décisif dans les opérations en Afghanistan et en Irak, la pratique a démontré que l’artillerie et les mortiers demeurent souvent indispensables. L’avenir de l’appui-feu se jouera ainsi à l’intersection des contraintes budgétaires et des considérations stratégiques : il va donc s’agir pour les armées de définir, entre les différentes composantes de l’appui-feu, des équilibres interarmées qui soient politiquement et financièrement tenables.

Ainsi que le sommaire :

Introduction

Les origines du débat

L’appui-feu au crible du modèle expéditionnaire

Vers une redéfinition du partenariat air-sol

Conclusion : l’appui-feu à l’heure des choix et des arbitrages

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Helicopter Warfare. The Future of Airmobility and Rotary Wing Combat.

Mercredi, 15. février 2012 7:49

Le Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) de l’Ifri vient de publier le numéro 32 bis de la série Focus stratégique, intitulé:

Helicopter Warfare. The Future of Airmobility and Rotary Wing Combat.

Cet article a été écrit par Etienne de Durand, directeur du LRD,  le Chef d’Escadrons Benoît Michel, chercheur détaché (LRD) et Elie Tenenbaum, assistant de recherche (LRD).

L’article, dont la version française a été publiée dans la collection Focus stratégique en juin 2011, est téléchargeable ici. En voici le résumé:

Les évolutions successives de l’hélicoptère militaire ont abouti à un système d’armes très sophistiqué technologiquement. Pensé à l’origine pour contrer les blindés soviétiques, l’hélicoptère d’attaque est désormais confronté à un large spectre de menaces qui le ramène aux fondamentaux développés dans des contextes de contre-insurrection. Les manœuvres aéromobiles dans la profondeur et les forces héliportées autonomes ont ainsi laissé place à l’appui direct des forces. L’hélicoptère n’en demeure pas moins indispensable comme plateforme de combat et comme vecteur de mobilité tactique. Toutefois, le prix élevé de ces plateformes sophistiquées constitue un véritable défi pour des budgets de défense en diminution. Concilier la forte sollicitation en hélicoptères et les contraintes budgétaires actuelles impose désormais une adaptation des parcs à laquelle les évolutions technologiques ne sauraient seules apporter une réponse. Dans ces conditions, le temps des parcs homogènes composés de plateformes de même génération et dédiées à un seul type de tâche semble révolu.

Ainsi que le sommaire:

Introduction

De l’aérosoutien à l’aérocombat : l’hélicoptère au XXe siècle

Crise capacitaire et questionnement doctrinal

Des perspectives d’avenir contrastées

Conclusion

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