La coopération civile en Afghanistan. Une coûteuse illusion?

Le dernier Focus stratégique vient de sortir et a pour titre: La coopération civile en Afghanistan. Une coûteuse illusion?. Il est l’oeuvre d’Amaury de Féligonde, ancien chef de projet en Kapisa et Surobi au sein de la Cellule Interministérielle Afghanistan Pakistan.

S’exprimant à titre personnel, l’auteur décrit précisément le dispositif mis en place par la France pour apporter la sécurité et le développement aux populations afghanes. Il analyse les problèmes rencontrés, notamment en termes de coopération entre intervenants civils et militaires. Il développe par ailleurs des recommandations, plaidant par exemple pour une meilleure compréhension de l’environnement dans lequel opèrent les équipes françaises.

Une compréhension plus fine permettrait en effet d’entreprendre des projets plus adaptés aux besoins des populations et de mieux appréhender l’origine des attaques ciblant les infrastructures récemment construites ou les chantiers en cours. Ces attaques ne sont pas toujours motivées par une opposition idéologique mais peuvent être le fait d’acteurs locaux qui auraient souhaité être davantage impliqués dans la réalisation de ces projets afin d’en percevoir une partie des retombées économiques.

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Auteur:Ultima Ratio
Date: Lundi, 26. juillet 2010 12:48
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3 Commentaire

  1. 1

    Merci pour ce très bon texte!

    M. de Féligonde, je suis surpris que vous ne parliez pas plus des autres pays membres de la coalition. On a l’impression que la Kapisa et la Surobi fonctionnent comme des îlots gérés par les Français. Aviez-vous des contacts avec vos homologues américains, britanniques ou d’autres nationalités? Y a-t-il une stratégie générale concernant la coopération civile ou est-ce géré au cas par cas en fonction des provinces et des pays qui en ont la charge?

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  2. 2

    Monsieur,

    je vous remercie pour votre commentaire.

    Dans les faits, même si le processus actuel d’afghanisation tend à prendre de l’ampleur, et si nous essayons de coordonner étroitement nos actions avec les autres bailleurs et le gouvernement afghan, il n’existe pas réellement de stratégie globale de développement, qui s’appliquerait à l’ensemble des provinces et districts. C’est évidemment souhaitable, et c’est le cas en théorie, mais ce n’est pas ce que l’on constate sur le terrain, en Kapisa et Surobi par exemple.

    La Kapisa et la Surobi sont placées sous l’autorité de la RC East (dont l’épine dorsale est une division américaine),dont dépend la TFLF française. Les principaux bailleurs y sont donc les américains (PRT et USAid) et la France (Cellule AfPak/AFD), outre les projets nationaux financés par l’UE et la Banque Mondiale.

    De même, l’essentiel des fonds à destination de la Province de l’Uruzgan (environ 45 mio EUROS annuels) sont hollandais, puisqu’ils étaient jusqu’alors chargés de cette zone dans le cadre de l’ISAF. De même pour les Helmand et les britanniques, le nord du pays pour les Allemands, etc. Chaque pays a « sa zone ».

    J’espère que ceci répond à votre question, quoique cela ne représente bien évidemment que mon avis personnel, et non celui de la Cellule AfPak,

    Bien cordialement,

    A. de Féligonde

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    Ben répond/replies:

    @A de Féligonde,

    Merci beaucoup pour ce développement qui répond parfaitement à ma question!

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