Leçons de l’engagement des chars Leclerc au Yémen

Par l’adjudant Guillaume Paris, instructeur spécialiste à l’Ecole de cavalerie

En cours depuis 2015, la guerre civile au Yémen est peu couverte par les médias nationaux. Pourtant, les combats qui y font rage ont vu se déployer un nombre important de blindés. En effet, afin d’appuyer le gouvernement, une puissante coalition emmenée par l’Arabie Saoudite a pris part à ce conflit. Soutenus par la France, les États-Unis et le Royaume Uni, les coalisés alignent des matériels occidentaux et, surtout, appliquent des doctrines issues de « l’école » occidentale du combat en zone urbaine.

Leclerc Yémen

Ces doctrines semblent cependant avoir été mal appliquées par les coalisés avec des systèmes d’armes qui n’étaient pas toujours adaptés. Les engagements de la coalition en zone urbaine n’ont pas, au début, respecté les principes du combat urbain. Les attaques sur les zones habitées n’avaient pas la préparation requise pour des raids blindés et, une fois sous le feu, les unités paniquaient et rompaient le combat en mauvais ordre. Les batailles de Ma’rib ou de Aden en sont les parfaits exemples. Les rebelles ne cherchent pas à capturer les engins abandonnés. Ils les utilisent à des fins de propagande puis les détruisent. Cela dans l’optique de ne pas alourdir leur charge logistique mais également pour éviter que ces engins ne retournent chez les coalisés. Ces pertes sèches expliquent probablement les récents achats d’armement terrestres par l’Arabie saoudite auprès des Etats-Unis pour un montant de 1,15 milliards de dollars.

Dans le cadre de l’opération  « restaurer l’espoir » de la coalition arabe au Yémen contre les rebelles Houthis, les Émirats Arabes Unis ont déployé 70 à 80 chars Leclerc depuis le printemps 2015. Il s’agit du premier engagement au combat du principal char de bataille français par une armée étrangère. Cette opération mérite à ce titre un retour d’expérience autant au niveau de la préparation opérationnelle et logistique, que de l’emploi tactique des chars en opération et de leur résistance au feu ennemi. Cet exemple doit aussi nous servir en vue de ne pas laisser notre supériorité technologique et doctrinale nous aveugler sur les capacités d’un adverse déterminé à vaincre.

Une préparation opérationnelle adéquate

La préparation opérationnelle des unités déployées a été bien anticipée en amont. Les unités désignées pour rejoindre le Yémen ont pu s’entrainer régulièrement en simulateur ou en manœuvre avant d’être projetées. Les équipages ont par exemple pu se familiariser avec les kits AZUR[1] même si tous les chars ne furent pas équipés.  De nombreuses campagnes de tir leur ont également permis de parfaire leur savoir-faire et maîtriser l’emploi des obus explosifs OE F1, nouvellement perçus. Au niveau tactique, les unités ont participé à des entraînements au camp de Hamra et Thouban pour acquérir les fondamentaux de la manœuvre en zones urbaine, désertique et même montagneuse, afin de coller au mieux à la réalité du terrain yéménite.

Des emplois tactiques variés

Les unités Leclerc ont été employées pour remplir plusieurs missions dans des contextes variés. Les chars ont été répartis dans deux bataillons blindés au sein d’une brigade blindée qui comprenait par ailleurs un bataillon mécanisé sur BMP3 et une batterie d’artillerie équipée de G6. Engagés tout d’abord ensemble pour la prise de Al anab, les deux bataillons blindés furent séparées pour la suite des opérations, un restant sur Aden et l’autre poursuivant vers l’intérieur du pays.

Ces unités furent tout d’abord employées en zone urbaine ou périurbaine, en action offensive dès le début de leur engagement pour la bataille d’Aden (mars-juillet 2015) puis pour la prise de la base aérienne d’Al-Anad. Peu de temps après la conquête de cette base, le premier bataillon blindé se retrouva en posture défensive et mena des contre-attaques en zone urbaine et montagneuse, certainement sous forme de raids blindés, afin de chasser les troupes ennemies qui menaçaient la base depuis les hauteurs voisines. Par la suite, les forces émiriennes ont employé les Leclerc du second bataillon blindé dans des actions offensives en zone montagneuse autour de Ma’rib ou en zone urbaine sur Sabr mais avec des résultats mitigés. Les chars servirent également dans des rôles secondaires, comme par exemple en appui-feu au profit de l’infanterie ou en position statique pour la protection des PC.

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Le soutien logistique sur le théâtre d’opération

Le déploiement des chars Leclerc au Yémen a bénéficié d’un soutien logistique remarquable. La chaîne de ravitaillement en pièces de rechange ou en équipement a été assurée par air ou mer (Le port d’Aden servira de port de ravitaillement après la prise d’Al anab et la reconquête de la ville) puis par voie terrestre jusqu’aux troupes aux contacts. Les unités logistiques émiriennes ont ouvert des voies de réparation technique et de ravitaillement jusqu’au plus bas échelon, ce qui est évidemment capital pour la disponibilité opérationnelle des engins et leur capacité tactique. Sur trois mois de combats, un bataillon de chars pouvait ainsi consommer en moyenne 200 obus de 120mm de trois types différents.

L’évacuation des personnels blessés, parfois nombreux comme par exemple lors des combats de Ma’rib, ne fut pas négligée et participa à la bonne tenue de la troupe. Là aussi, des voies aérienne ou terrestre de soutien sanitaire furent crées afin d’évacuer les blessés dans les meilleurs délais.

Le Leclerc au combat

Les chars Leclerc ont été exposés à des conditions de combats difficiles et à un feu ennemi précis. Les machines ont souffert du sable et des rocailles de leurs zones d’opérations. La poussière soulevée par les engins mais surtout le sable ont réduit les performances des armements. Les mitrailleuses lourdes de 12,7mm et de 7,62mm ont connu de fréquents ratés du fait d’enrayement inopinés. La nature du terrain a aussi provoqué une recrudescence des pannes des électro-ventilateurs de dépoussiérage moteur à cause de l’accumulation du sable et de la poussière autour de la partie arrière du char lors de ses déplacements. Enfin, les patins des chenilles ont subis une usure rapide face au terrain rocailleux des hauteurs du Yémen, forçant certains engins à rouler a même la chenille entraînant une usure prématurée et la dégradation de certains éléments du train de roulement comme les barbotins, par exemple.

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Le feu ennemi a été appliqué face aux Leclerc de manière pragmatique. Les optiques du viseur chef et du tireur ont été systématiquement mitraillés par des armes collectives ou par des fusils de précision. L’armement de toit a lui aussi été mitraillé en vue de le rendre inutilisable (câbles de mise de feu sectionnés ou corps de l’arme perforé). Certains chars ont subi des tirs d’armes collectives lourdes sur l’arrière afin de détruire le groupe motopropulseur (GMP) mais sans grand succès. Les Leclerc ont également été victimes de mines anti-char et d’IED qui ont mis à rude épreuve les trains de roulement de trois engins, sans provoquer cependant de perte humaine. Tous les chars endommagés ont par ailleurs pu être réparés avec succès. En revanche, un Leclerc aurait été définitivement neutralisé par un tir direct de missile guidé antichar. La charge creuse aurait traversé la partie frontale du char au niveau du poste de pilotage tuant le pilote et blessant le chef de char aux jambes. Le modèle du missile n’est pas connu mais à la lumière des photos des dégâts et en suivant les vidéos postées par les rebelles sur les combats autour de ma’rib on peut raisonnablement penser qu’il ne s’agit pas de Kornet mais plutôt d’AT5 ou AT5B Konkurs/Konkurs M. L’engin aurait pu être ré-engageable après réparation car aucun élément technique nécessaire à la mise en œuvre du système d’arme n’a été endommagé. Cela nous rappelle qu’aucun char n’est indestructible. D’ailleurs, les Saoudiens ont perdu au moins 9 M1A2 suite à des tirs anti-chars. Etudier la possibilité de la pose d’une protection additionnelle comparable au système LEDS ou un blindage réactif comme le système russe Relikt pourrait permettre de pallier le manque de protection sur certaines parties du char.

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Leclerc émirien équipé d’un kit AZUR

Enfin, les rebelles houthis ont mené une guerre électronique intense face aux systèmes de communication. Les postes radio d’origine française des chars ont ainsi été affectés par des brouillages, des intrusions ou des interceptions.

Conclusion

Les chars Leclerc ont eu une disponibilité opérationnelle plus que satisfaisante grâce à une bonne chaîne logistique émirienne. Les engins se sont bien comportés face au feu ennemi et aucune perte ne fut irrémédiable. Néanmoins, le seul char touché – de face – par une arme antichar aurait été perforé et neutralisé. Ainsi, le bilan des Leclerc au Yémen est paradoxal, ils ont satisfait pleinement l’armée émirienne au niveau opérationnel et en même temps démontré des lacunes dans la protection de l’équipage. Le suivi des combats sur ce théâtre permettra de continuer à connaître les capacités au feu du Leclerc.

Sur tous les lieux de conflits actuels, la zone urbaine est un lieu de combat incontournable. Les blindés se sont montrés indispensables à un combat interarmes seul capable d’emporter la décision dans cet environnement. Mais les blindés vont devoir évoluer pour s’adapter au mieux aux menaces qui évoluent dans ces zones. C’est notamment le sens du programme de valorisation du Leclerc qui devrait remédier à une bonne part des faiblesses identifiées. Suite à ce retour d’expérience, nous pouvons dégager quelques pistes d’amélioration pour nos chars :

Pour le blindage structurel, l’utilisation de matériaux nano-cristallisés serait pertinente, comme c’est le cas sur Type 10 japonais. Du fait du coût prohibitif de cette technologie, il conviendrait de les intégrer dans les caissons évolutifs prévus sur Leclerc.

En matière de soft kill, le Kit Balistique de Contre Mesure était pertinent pour le Leclerc. Il mixait DAL et brouilleur large bande.

Le Détecteur d’Optique Pointé (DOP) JD3 présent sur les ZTZ 99 chinois est une piste intéressante surtout lorsque l’on sait que cette technologie est française à l’origine et a été utilisée sur sniper alley à Sarajevo. Pour rappel, ce système capte de manière multidirectionnelle les lasers ennemis et leur renverrait une impulsion plus importante, « grillant » le récepteur laser.

En matière de hard kill, le retard accumulé par notre armée est important. L’achat sur étagère pourrait être une piste comme devrait le faire l’US Army avec l’Iron Fist israélien. L’Allemagne a développé l’AMAP-ADS (connu sous le nom de Shark en France) qui devrait entrer en service à Singapour.


[1] Le kit AZUR ou action en zone urbaine équipant les Leclerc EAU est réduit par rapport au kit initial prévu pour la version France. En effet, il n’est constitué que des grilles anti RPG à l’arrière du châssis et de la tourelle et des plaques anti cocktail molotov recouvrant les persiennages sur la plage moteur. Enfin, un système de communication sans fil est aussi monté pour communiquer avec l’infanterie la plus proche. Seul 13 kits auraient été livrés aux EAU en 2011. Le succès de cet équipement auprès de la troupe a été tel que les Emiriens ont demandés d’autres kits à la France. Malheureusement, ces kits n’étant pas fabriqués en série et ne possédant pas de stock, la commande ne put être honorée.

 

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31 Responses to Leçons de l’engagement des chars Leclerc au Yémen

  1. L'Français says:

    Voila pourquoi on est aux pieds des Emirats!

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  2. bon plan says:

    Ca veut dire quoi ? on est aux pieds ?

    [Reply]

  3. zed says:

    Consomme deux fois plus… C’est des écolos qui font la guerre?

    Si il a des accelerations fortes ? Faut savoir quel type de combat on attend, si on un tracteur bunker sur chenilles est suffisant ou pas…

    En extrapolant, c’est un engin de plusieurs dizaines de tonnes qui se propulse de 0 a 100km/h en 10s

    C’est pas l’essentiel, mais c’est une caractéristique tres appréciable pour des manoeuvres d’évitement, d’échappement, de poursuite, etc

    Par contre, ils précisent “en combat”… Donc ca veut dire qu’en usage normal il consomme pas. C’est donc qu’ils appuient trop sur l’accelerateur si je comprend bien.

    Dans ce cas, il suffit de mettre une cale sous la pédale, il accelereront moins, mais ils consommeront moins aussi si c’est ca le principal.

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  4. delorme says:

    Vous n’avez pas honte de faire la guerre à un des peuples les plus pauvres de la planète, qui est chez lui, et pour le compte de fumiers qui n’en veulent qu’à leurs champs de pétrole et de gaz ? Bien que très patriote, je ne vous pleurerai pas, imbéciles soumis au sionisme! Vous n’avez donc pas d’informations autres que la propagande du gouvernement Hollande-Valls “éternellement lié à Israël” ?

    [Reply]

    yukof répond/replies:

    @delorme, tout les Yéménites ne sont pas adepte de la soumission à Téhéran et à des Houthis minoritaire . Jusqu’a preuve du contraire d’ailleurs , ce n’est pas dans les régions houthis que la guerre se déroule mais dans les régions sunnites du pays qui sont bien agressés par ces milices venus du Nord-Ouest du pays . Le gouvernement Hadi est le gouvernement reconnu par la communauté international (et ce n’est pas un criminel de guerre comme Assad ) , il y a aucune honte à le soutenir contre les milices houthis qui ont commencés les hostilités .

    [Reply]

    Moi répond/replies:

    @yukof, Quelle blague: Hadi fut pendant dix huit ans le vice president du dictateur Saleh et fut choisi par les dictatures du golfe comme leur pantin avant d’être seul candidat dans de pseudo-elections. Il est honni du nord au sud du Yemen, n’a aucun support populaire et aucune légitimité véritable malgré notre pseudo- “communauté internationale” occidentale vendant des armes à ses marionnettistes, les dictatures du Golfe derrière la quasi-totalité du terrorisme Sunnite dans le monde…

    La politique étrangère de la France au Moyen-Orient est de lécher les bottes des tyrants Saoudiens pour des contrats pétroliers et plus encore des ventes d’armes est une honte finie… Peut être insinuez vous que les Yeménis -du nord au sud- veulent être les pantins des tyrants Saoudiens?

    [Reply]

    Moi répond/replies:

    @yukof, …. Et vous voir prétendre qu’Hadi n’a aucun crime de guerre sur la conscience alors que sa pseudo coalition faite de dictatures & alliés en as commis des centaines dans le seul but de le réinstaller en place, lui qui a fuit vers l’Arabie Saoudite, est bien entendu un mensonge éhonté…

    [Reply]

    SKIPPY répond/replies:

    @delorme,

    le gars il est obsédé par les juifs…. regarde ce qu’il se passe dans ton camps, où les émirats ont acheté TOUT LE MONDE, et.. oui oui, ELLE aussi

    abruti !

    [Reply]

    David D, répond/replies:

    @delorme, non il n’a pas honte, c’est le genre de type qui tuerait son père et sa mère en souriant pour vendre sa camelote.

    Je ne pense pas que l’affaire Yemenite soit liée à Israël quoique vous en disiez

    [Reply]

  5. FV. says:

    Hadi était ministre de la défense quand, à l’issue de la guerre civile de 1994, Aden a été assiégée et pillée par les forces militaires et tribales du Nord. Tirer sans discrimination ou éventuellement volontairement sur la population assiégée d’Aden a été un crime de guerre dont Hadi partage la responsabilité. Bombarder par voie aérienne, comme c’est le cas depuis mars 2015, des populations civiles, des écoles, des hôpitaux (et également des antennes de MSF) est aussi un crime de guerre. Donc le gouvernement de la France, en prétendant se ranger au côté de la légitimité et en fournissant des armements et un soutien technique aux criminels, contribue, en fait à la commission de crimes de guerre.

    [Reply]

  6. Safed says:

    Toujours la faute des Juifs. Il faut bien trouver un coupable. Pour le vase de Soissons,je me pose la question d’ailleurs….

    [Reply]

    moped répond/replies:

    @Safed, Sauf que vase de Soissons est un mythe…

    [Reply]

  7. Fabrice Wolf says:

    Article tout à fait remarquable !

    [Reply]

  8. L'amateur d'aéroplanes says:

    Notons que l’on fait état de T-34 en ordre de combat dans les rangs de l’armée loyaliste yéménite. Le Leclerc aura t’il une aussi longue longévité que cette vénérable machine ?

    [Reply]

    Nihilo répond/replies:

    @L’amateur d’aéroplanes,
    Des T-34 ? Ceux de la deuxième guerre mondiale ?

    [Reply]

    L'amateur d'aéroplanes répond/replies:

    @Nihilo, Oui, des survivants de ceux donné a l’indépendance du Yémen du Sud ont étaient photographiés la bas. Pas le lien sous la main.

    Mais bon, on a encore aussi une douzaine de Sherman et des M3 Stuart en service au Paraguay (qui ont étaient remotorisé tout de même) :

    http://www.janes.com/article/56911/paraguay-keeping-m3-stuart-m4-sherman-tanks-in-service

    [Reply]

    Nihilo répond/replies:

    @L’amateur d’aéroplanes,
    Très étonnant ! Merci !
    La maintenance doit être compliquée ! :-)

  9. Griffon says:

    Bonjour, merci pour votre article intéressant qui gagnerait en crédibilité en citant ses sources…
    Je suis surpris de vois que selon vous les chars ont été utilisés seuls, sans infanterie. Est-ce un oubli de votre part ?

    [Reply]

  10. bachelet says:

    bonjour
    attention aux confusions: le détecteur mis au point par une entreprise française et utilisé en Bosnie est un détecteur acoustique de départ de coup et non un détecteur laser.
    D’autre part un détecteur d’optique pointé est comme son non l’indique, un détecteur d’optique et non détecteur de laser. En fait il s’agit d’un lidar, si j’ai bonne mémoire, une sorte de “radar laser” qui balaie et détecte les optiques par reflet.
    Quand au brouilleur laser qui grille les optiques et caméras adverses c’est encore autre chose, c’est prévu plutôt pour les avions de transport qui au décollage ou en approche risquent les missiles courte portée à guidage infrarouge
    Pour le tir qu’ a subit le Leclerc, une autre info que je ne trouve plus disait que le missile aurait frappé au niveau d’un épiscope du pilote, donc un coup chanceux pour le tireur et imparable pour la plupart des chars, même contre un simple RPG7, pourvu que la trajectoire terminale soit légèrement plongeante

    [Reply]

    Nihilo répond/replies:

    @bachelet,
    Très intéressant, merci.

    [Reply]

    l'auteur répond/replies:

    @bachelet,

    vous avez raison pour la description du fonctionnement d’un DOP. le JD 3 suit ce principe de fonctionnement mais il agresse en plus l’optique ennemie par un laser de frequence superieure. l’idée d’utiliser un systeme autant actif et donc facilement reperable a ete effectivement ecarté par notre armee. en revanche il equipe les ZTZ 99 chinois; peut etre une vision differente du combat…

    concernant le coup sur le leclerc, par manque de source ouverte on ne peut ni infirmé ni confirmé votre info sur un coup heureux. si vous pouvez citer votre source, je la lirai avec plaisir. pour l’instant nous somme dans l’obligation d’attendre que les images soient diffusées.

    cordialement

    [Reply]

    bachelet répond/replies:

    @l’auteur, Bonjour
    J’ai enfin retrouvé l’origine de l’info: il s’agit d’un article de Romain Mielcarek paru dans le DSI n° 48 de juin 2016 qui dit page 55: “Un Leclerc a été neutralisé par un tir de missile, l’ayant atteint de plein fouet, et son pilote tué par l’impact de l’ogive dans sa lucarne”.
    Il n’est pas dit ici que le char a été détruit, ni que le blindage frontal de la caisse a été percé

    [Reply]

    l'auteur répond/replies:

    @bachelet,
    merci pour votre recherche de cet article . néanmoins comme vous le dites, la description de l’impact reste un peu evasive, le terme de lucarne ne correspondant pas vraiment avec la description d’un element de char.
    je pense que nous devrons attendre la diffusion officielle des photos de cet impact.. se cela a lieu un jour.

    cordialement,

  11. bachelet says:

    etc

    [Reply]

  12. Pingback: La British Army va réduire le nombre de ses chars Challenger 2 » Zone Militaire

  13. bachelet says:

    Pour compléter votre article sur notre seul ” char de bataille”, je me permet de partager quelques idées;
    Le très faible nombre de leclercs doit le faire considérer comme un moyen précieux qui pourrait rester très longtemps en service, pour peut qu’il soit régulièrement modernisé.
    Ainsi à mon avis, la prochaine modernisation devrait inclure un moyen de téléopérer la mobilité du char aux postes chef et tireur, car un pilote tué c’est un char immobilisé, et donc une cible facile, alors que pouvoir redémarrer et piloter le char en mode dégradé, à l’aide de caméras , de quelques boutons et d’un sticker, ou mieux , à partir, d’écrans tactiles des interfaces scorpion permettrait de le mettre à l’abri pour secourir les blessés et si possible ou nécessaire régénérer le char sans mobiliser le dépanneur de l’escadron.

    [Reply]

    l'auteur répond/replies:

    @bachelet,

    la prochaine amelioration du char leclerc est deja actée par l’armee francaise. je vous propose de consulter le site officiel de l’AdT dans la rubrique revalorisation du char leclerc, ou “XLR”, pour voir les ameliorations prevues.
    concernant la solution de mettre en tourelle les elements du poste de pilotage, sachez que cela a deja eu lieu sur le prototype germano americain MBT 70/KPz 70 où le pilote etait directement dans la tourelle. mais pour des raisons mecaniques evidentes (maintien du pilote dans l’axe de progression pendant la rotation de la tourelle par exemple) ce principe ne fut pas retenu pour les M1 ou Leopard 2.
    en revanche l’idée de mettre tout l’equipage dans le chassis comme sur le T14 est bien plus réalisable. la aussi rien de nouveau sous le soleil puisque l’un des premiers projets du leclerc, le AS31 pour Armement Superstructure), devait avoir cette configuration. Mais il ne fut pas retenu…

    cordialement

    [Reply]

  14. bachelet says:

    Bonjour
    Tout a fait d’accord avec vous sur la question du pilotage, l’agencement du Leclerc me semble être le meilleur puisqu’il est même repris pour le Jaguar.
    Je me suis mal fait comprendre, en fait je pensais juste de conduire en mode dégradé
    ( pilote neutralisé) le char à l’abri, mais peut être est-ce de ma part ignorer l’esprit de combat, et inciter à soustraire une tourelle éventuellement en mesure de tirer, à condition que la phase de l’action du moment ne soit pas trop mobile ?
    cordialement

    [Reply]

  15. bachelet says:

    Monsieur Paris
    permettez mois encore une fois d’intervenir:
    je viens de relire avec attention votre retex, en cliquant sur les liens vers vos sources, et en lisant et traduisant l’une d’entre elles, je note que de source Emirienne, 4 chars Leclerc ont été touchés, dont 2 par des IED, 1 a vu une roquette RPG souffler les grilles anti RPG qui entourent le compartiment moteur, quant au dernier, il est dit précisément qu’un missile a frappé la trappe du chef de char et l’a tué.
    je ne sais plus quoi penser,
    en tout cas, le Leclerc n’est pas le Merkava 4 (protection du toit), mais le merkava n’est pas le Leclerc non plus ( mobilité , puissance de feu)
    Salutations

    [Reply]

  16. Pingback: Syrie : Les jihadistes de l'EI ont trouvé le point faible des chars Leopard 2A4 turcs » Zone Militaire

  17. lolo says:

    désolé mais le vase de Soissons est authentique !! à part qu’il n’a pas été brisé mais cabossé , il était en métal !

    [Reply]

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