L’entrée en premier et l’avenir de l’autonomie stratégique

Le Centre des études de sécurité de l’Ifri vient juste de publier le numéro 70 de la série Focus Stratégique: 

L’entrée en premier et l’avenir de l’autonomie stratégique

par Corentin Brustlein

Pour télécharger cette étude, cliquez ici.

Résumé:

couv_focus70_page_1.jpgLa France compte aujourd’hui parmi les rares puissances du monde capables de projeter des forces armées dans des délais contraints, en quasi-autonomie, et à plusieurs milliers de kilomètres. Pour toute force expéditionnaire, l’aptitude à pénétrer un théâtre d’opérations distant et contesté par l’adversaire est déterminante.

Cette capacité à entrer en premier tient une place unique dans la politique de défense de la France, pour des raisons historiques, politiques et militaires renvoyant notamment à l’ambition nationale d’autonomie stratégique. La France a démontré au cours des opérations récentes qu’elle possédait des savoir-faire et capacités rares, voire uniques en Europe dans ce domaine, qui lui ont offert une liberté d’action extérieure considérable et un fort levier pour l’action multinationale. Toutefois, l’avantage militaire qui fonde cette liberté d’action subit un processus d’érosion sous l’effet de la diffusion de moyens sophistiqués de contestation, notamment des capacités de déni d’accès. Il convient dès à présent de prendre la mesure du défi posé à la France afin de pérenniser sa marge de manœuvre extérieure, et de se prémunir par là même contre une perte de crédibilité, d’influence et d’autonomie.

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